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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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DE LANGUEDOC, Chap. III. 77

retenue de Fonseranne de 2753 2 toises, dans laquelle le Canal est tout deniveau ; mais de il recommence à monter vers Carcaíïonne.

On voit vers léclusc de Pechlaurier une élévation de terre noire qui res-semble à un volcan.

133. La rivière dOgnon qui est à deux milles d'Argens, est un torrent,dont le lit est très-souvent à sec; mais qui porte tout d un coup beaucoupdeau, lors des grandes pluies. Le Canal traverse cette rivìere entre deuxchaussées de même hauteur, pour former son lit ; la retenue dans laquelleentre cette petite rivière, sappelle retenue de Pechlaurier du nom de 1 écluseinférieure. O gnon entre dans le Canal, assez prés de 1 eclufe íuperieure appel-1 êç, écluse d! O gnon. A environ 80 toiles au-dessus de lecluíe d Ognon , il ya dans le Canal une demi-écluse à deux vantaux, busquée ducôté de la venue deseaux , pour empêcher les eaux bourbeuses dOgnon de pénétrer dans le restede la retenue de Pechlaurier ; elles continuent leurs cours, par-deffus la chauf-fée qui est au Midi, pour tomber dans la rivière dAude. Il y a de plus à côté

les eaux dOgnonse vident encore plus promptement dans la rivière d Aude , qui est ordinaire-ment beaucoup plus basse, mais qui monte plus haut que le niveau du fonddes épanchoirs , dans les grandes inondations de cette rivière.

Lécluse de Jouarre qui est à a milles dOgnon est une des plus hautes duCanal; elle a environ 12 pieds de chute, cependant on lapasse en 8minu-tes de temps.

13q. Lors de la construction du Canal, il y eut de grands débats íur laroute que nous venons de décrire ; on venoit d éprouver les difficultés de laville de Carcaísenne, & loríquon set arrive a la riviere d Ognon, il y entde nouvelles discussions. Le Père Morgues vouloir quon suivît la routele Canal passe aujourdhui, entre le rocher de Pechlaurier & la riviere d Au-de , & M. le Chevalier de Clerville, qui avoit été opposé à faire passer leCanal du côté de Marseillette, vouloit qu on abandonnat le chemin dArgens,Roubia, Paraza, &c. pour traverser la rivière d Aude en cet endroit, en seservant d une chaîne de rochers, qui forme une espece de chaussée au traversde cette rivière.

A la vérité ce passage mettoit le Canal dans une plaine ; mais outre qu ilfalloit repasser lAude, il se présentoir mille autres inconvénient

M. Gilade, soit pour en éviter quelques-uns, soit afin de profiter de toutes cesdìíputes & de tous ces embarras , pour approcher le Canal de a ville deNarbonne fa patrie, qui lui tenoit fort à cœur , propofoit de pousser le CanalVers Saint Marcel, 8 í de le conduire delà vers Capestang , mais enfin M. deRìquet décida la question , en faisant soutenir le niveau du Canal, le plushaut quil se pouvoit, jusques au plus proche de Capestang. Ces disputes re-commencèrent en avançant vers le Malpas, comme nous 1 avons explique, ( 11 ô)

135 - Après la rivière dOgnon, lon trouve un aqueduc à trois arches ,fous lequel passent les eaux de la rivière dArgendouble. Au-dessus de cetaqueduc il y a às le Canal un déversoir à fleur deau , de 26gosses de

de la demi-écluse , q épanchoirs à fond par leíquels