La Redorte.
Trêbes.
Prisé d’eau d’Or-viel.
Aqueduc d’Or-viel ou de Trêbes.
Planche XIV.
7 8 ITINÉRAIRE DU CANAL
longueur surmonté de plusieurs arches pour faire passer le chemin du tirage, A unépanchoir à fond. On les appelle ïaqueduc , le déversoir Sc Y épanchoir d’Argen-double , ou de la Redorte ; c’est le nom de la maiíòn du Canal où est établiel’aubergepour la dînée des Voyageurs par la barque de poste.
136. Marseillette qui est à 3 milles plus loin, donne son nom à un étangvoisin quia 9000 toises de circonférence. M. Garipuy,habile Ingénieur, del’Académie des Sciences de Toulouse, & Directeur des Ouvrages de la Pro-vince , ayant été voir en Hollande les travaux de ce genre, a fait acquisitionde cet étang, & se propose d’en faire le dessèchement. Les Hoilandois quiavoient entrepris des desséchemens íous le régne d’Henry IV , s’en étoient déjaoccupés. M. Garipuy dirige auísi l’atterrissement de l’étang de Capestang quela Province a entrepris depuis peu.
137. L aqueduc de f Aiguille qui communique a Fétang de Marseillette, setrouvant trop petit & en mauvais état, MM. les Propriétaires le firent refaireen 1774 fur une largeur quadruple Sc une profondeur double ; on le construi-sit à côté du Canal, que l’on fit passer íùr le nouvel aqueduc quand il fut fini:c’est ainsi qu’on évite d’interrompre la navigation Sc le service du Canal, mêmepar de nouvelles constructions.
138. Trêbes est à 4 milles de Marseillette Sc autant de Carcaíïònne.Dans cet endroit le Canal touche presque la rivière d’Aude. On a été obligéd’y construire un talus de pierre, soutenu par des jettées près de la triple écluíede Trêbes. Ici dans l’étendue dune lieue, le Canal est creusé presque toujoursdans le roc ; il n’a pour lors que 7 toises de largeur au lieu de 10.
139. La prise d’eau d’Orviel est aussi près de Trêbes. On reçoit cette prised’eau dans une rigole de 400 toises de longueur placée dans l’ancien lit duCanal ; elle est soutenue par une chaussée, Sc barrée par une demi-écluse pourmodérer les eaux ; on y a auísi pratiqué un épanchoir pour dégager le tropplein. Cette prise d’eau est une des plus considérables du Canal. Le reste dela rivière d’Orviel paíîe íous le Canal par un pont aqueduc, Sc se jette dansl’Aude à quelques toises delà. Cet aqueduc d’Orviel a trois arches, Sc il estassez large pour y faire passer deux barques de front ; il a servi d’exemple à M.Bélidor pour les précautions qu’on doit apporter en pareil cas. On a rempli lesreins de la voûte par de bonne maçonnerie pour mettre tout de niveau ; eníùiteon y a étendu une couche de ciment, pour que les eaux paíïànt desiùs le pavéqui sert de lit au Canal, ne pussent pas transpirer au travers des arches dontelles eussent causé la ruine íàns cette précaution.
Le pied des banquettes est fortifié par un talus dont la base est égale à la hau-teur. On a terminé chaque bout de culée par des murs en retour d’équerreformes en gradins íur le bord du vallon, pour empêcher que les grandes eauxne cernent les culées ; avec des contre-forts intérieurs pour fortifier ces murs,comme on le voit fur les plans de ce bel aqueduc , rapportés dans 1*Archi-tecture Hydraulique, T. IV. pag. 412. Planche 51 ; mais on en voit le plan Scles profils extérieurs, coupe Sc élévation dans la Planche XIV beaucoup plusen grand , Sc dune manière plus détaillée. La coupe faite en travers perpen-