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DE EÀNGUEDOC, Chap.III. gy
y ait en France : ces prix consistent en deux épées ; auíïì voit-on cette inscrip-tion fur sHôtekìe-Vilie.
Hic Themisdat jura civibus^
Apollo flores Cameems ,
Minerva palmas artibus *
La ville a établi en 1764 une des plus belles Pépinières du Royaume , auMidi de Toulouse sur la rive droite de la Garonne; on y élève plus de centmille pieds darbres fruitiers»
Le climat de cette ville tient un milieu entre celui de Paris 8c celui deMontpellier; on n y voit point d oliviers, mais beaucoup de mûriers, quoi-que la foie ne soit pas un produit considérable pour le haut Languedoc, c’est-a-dire, pour la partie Occidentale, à compter depuis CarcaíTonne. Il y a peude commerce à Toulouse ; mais les Arts & les Sciences y íònt très-culti-- vés, & ils sont toujours été , comme on le voit dans Martial , L. IX ep. lor.Hoye-s l’Histoire de Toulouse par Jean Raynal ; les Origines de Tóulouíè,Diíîèrtation de M. Audibert, Vicaire de Verfeil ; les Annales de Toulouse parLafaille ; les Annales de Toulouse par M. de Rozoy, qui ont paru depuis quel-ques années, 8c qui ont mérité à cet aimable Parisien, le titre 8c les droits deCitoyen de Toulouse.
On voit de Toulouse le pic du Midi à 2y lieues de distance; cette montagneust plus élevée de cent toiles que le Canigou; M. de Plantade mourut des effortsqu il avoit faits pour y monter. C’est auprès de cette montagne que font lesbains de Barége, les plus célébrés de l’Europè pour les blessures, 8í ceux deBagneres pour les plaisirs.
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CHAPITRE IV.
Dépense , Administration , Régie du CanalI j I . On a dit & imprimé plusieurs fois, que lc Canal,de Languedoc avoircoûté iz millions, d’autres ont dit 17&demi;&comme te prix u ^
étoit alors de 28 livres 10 sols, tandis quil est aujourdhui a JI livre 3même J} livres ij sols dans le Commerce > les 17 vm ^E^soìquels
^actueltoe^: on y compr^py^a . £ ^ême soumirent^ a-
passer le Canal. Le Roi, la Province Lé m. o q ^ ^u Adjudica-»'•
cette somme en différentes fois Celui-c, âpres q l^^âéxenlèsd'amé-
taire & ses successeurs depuis un siecle, y ont fai _ ^nner de précis sorl’ar-
Wation. Mais il seroit impossible de ponv c’ du d on âre
Ocle de la dépense, non plus que fur celui de 1 entretien , P ’feulement qu il en coûte près de cent mille écus par annee p P ’
àis qssil produit le double, ce qui prouve futilité de ce Canal pour le com
merce de la France. ■ „ b re 1684, établit un seul droit de d»,
ïJî- L Arrêt du Conseil du 26 Septembre , £OU .
péage sor l e Canal, de 6 deniers par quintal pour chaque lieue, sor preiq
tes les marchandises.
passage.