AU CANAL DË LANGUEDOC * Chap. V
fondement Sc de seureté S les mesures qui seront à prendre, cependant je demeure, Monsieur, &c<
V.
A S. Germain-en-Laye, le n°. Febvrier 1667.
MnwcTrTTs- J’ai reçu votre
lettre du dernier mois passé par laquelle vous m avez donne advis que vous avez des-a-prefentun nombre de deux mille Ouvriers (z ) employés au travail du Canal, & que vous n oubliezrien pour exécuter les choses auxquelles vous vous estes engagez; vous pouvez m esenre plus lou-Vent, «Sc même je ferai bien aise de savoir par vous le progrès qui se fera dans ce travail , àd'en estre toujours exactement informé ; & comme apparemment les Etats feront le fonds qui leura esté demandé, dans cette veue vous jugerez bien qu’il importe que toute la Province demeurebien persuadée de votre ponctualité & de votre diligence ; cependant
y i.
je fuis, Monsieur, &c.
A S, Germain, le 1" Avril 1667.
Monsievrí Je vous escrìvis
£ es jours passés en réponse de vos précédentes, & je vous adreffay ma lettre à Montpellier, laquellelans doute vous aura esté à présent rendue ; je dois vous confirmer ma joie des espérances queVous continuez de me donner que vous ferez plus encore dans votre travail que vous ne m’avezPromis, & que vous voyez une disposition entiers à y bien réussir; & comme je m’explique avecî de Lésons sur ce sujet des commissions différentes qu’il est nécessaire que le Roy donne pour1 exécution du Traité que vous avez fait avec Sa Majesté , Sc qu’il vous en parlera lorsque vousVous rendrez auprès de lui, je n’ai qu’à m’en remettre à fa vive voix, Sc à vous assurer queje fuis, Monsieur, &c.
VII.
A S. Germain-en-Laye, le 15 e May 1 66S,
Monsieur, Lien loin que vos
lettres , par lesquelles vous me rendez compte du succès de vos ouvrages , me soient à charge,d est certain que je reçois toujours avec joye les nouvelles qui me viennent de vostre appli-cation , & de la conduite que vous tenez pour i’exécution d’un si grand dessein. J’ai appris parl’Archevêque de Toulouse & de Bezons que les peuples les avoient veus en bateau remon-ter par le Canal de dérivation jusqu’aux pierres de Naurouse qui est îe point de partage des eaux;oiitre qu’ils ne doutoient plus que cette entreprise ne réussît heureusement, ils avoient conçuu ne merveilleuse espérance que futilité qu’ils retireront ci-après de la communication des deux’Ners, ce qui a esté asseurément une agréable chose à dire au Roy. J’approuve la pensée queVous avez de venir faire un voyage ici pendant les mois de Juillet & Aoust qui font ceux dela moisson, auquel temps vos Ouvriers se retirent pour faire leur récolte , afin de discuter avecNioy les affaires que vous m’avez proposées ; ce n’est pas que les ayant fur rna table, je ne lesexamine dans peu de jours pour vous en faire sçavoir à l’advance mes sentiments : c’est , Monsieur ,Votre, Scc.
VIII.
A S. Germain, íe 9° Aoust 1670,
J’ai reçu votre lettre du '30 e du mois passé. II est certain qué la proposition que vous mefaites de faire passer le canal de communication des mers par les Villes de Castelnaudar y )à de Carcassonne ( y ), ne peut estre qu’advantageuse pourveu que la seureté & facilité de laNavigation soit aussi grande , qu’en exécutant exactement le devis qui a esté dressé pour la cons-truction dudit Canal ; en ce cas, j’approuve ce dessein, pourveu néanmoins que l’augmentationde dépense qui pourroic estre nécessaire pour ce changement, ne soit point aux dépens du Roy,& que la même solidité se rencontre dans les ouvrages : observés bien ces choies avant de com-mencer à entreprendre ce travail; cependant comme la lettre que vous me demandés pour le“ U ge-Mage de Carcassonne, peut estre utile pour engager le peuple de cette Ville à fournir auxfrais dont il fera besoin ( 6 ) ; je vous l’envoye à cachet volant, afin que si elle est dans le sensrjue vous estimez à propos, vous lui faisiez rendre.
Je m’asseure que vous ne manquerez pas de bien profiter de la conjoncture présente pour esta-*? ,lr les Edits , ensorte que les Troupes n’estant plus fur les lieux, ils s’exécuteront avec autantd® facilité que si elles étoient demeurées ; c’est ce que je vous recommande particulièrement, afinr.?- r \ t * rer l es deniers nécessaires pour advancer vos travaux avec toute la diligence que la fo-*àé pourra permettre.
.Comme je mande au sieur de la Feuille de venir icy dans peu, si fa présence n’est pas nécef-aire en Languedoc, je vous en donne advis afin que vous puissiez l’informer des moyens queVoi J s a vez de tirer des sommes considérables fans surcharger les peuples ; vous pourrez aussi luypar er de vos affaires particulières, afin qu’à son arrivée il m’entretienne des unes Sc des autres.
u urplus souvenez-vous que vous m’avez promis de rendre cette année le Canal navigableNepuis Toulouze jusques aux Naurouzes ; Sc de faire six-vingts toises de jettée du Môle au
Cap de Cette, cot b ekt.
fî) Voyez ci-devant le détail de ces premiers travaux,
5 "u)’On a vu ci-dessus combien cette Ville en a retired’avantages , art. 145. «• ., Vnvez
U) Cette derniere parus à projet n’eut pas heu, Voyez
ci-dessus, art. 14a. ,
( 6 ) J’ai oui dire que ce fut le défaut de fonds de la parcdes Habitants de Carcassojjne qui empêcha cette partie duprojet de M., de Ríquet,