AU C ANAL DE LANGUEDOC, Chap. V. 133
de cette chaussée pour communiquer du Canal à la ville d’Agde, ou il y a une bonne retraitepour les barques & autres bâtimens de commerce, & d’où les unes & les autres peuvent com-muniquer par une assez commode embouchure par tous les endroits çie la Mer Méditerranée.
2 5 - H est aussi à observer sur le même sujet que bien que ce Devis marque la route de lajbconde entreprise du Canal de jonction par Trêbes ( où la première finit ) jusques à l’étang de1 hau , l’on peut néanmoins commencer à travailler par là où on voudra; toutefois si dans cechoix l’on veut considérer l’endroit par lequel l’on peut recevoir des fruits plus prompts desouvrages qu’on fera dans cette seconde entreprise, on trouvera sans doute que ceux'qu’on feradepuis l’écang de Vendres toujours en remontant vers Trêbes, donneront une plus prompte com-modité de communiquer de la Mer jusques au premier lieu où l’on aura poussé le Canal , à causede la sortie qu’il y a de cet étang à la Mer, & de la facilité avec laquelle on y peut établieune passable retraite, avec des pontons à culiers, avec lesquels on peut aussi nettoyer l’embouchurede cet étang. Cependant comme l’on peut travailler en divers endroits dudit Canal pour lacommodité des Ouvriers qui se rencontreront dans les villages situés au long de la route qu’ildoit tenir , il n’a pas été par cette raison jugé mal à propos de commencer le Devis susditpar Trêbes jusques à l’étang de Thau~, bien qu’il dépendra du choix de Sa Majesté de fairecommencer par tel endroit qu’Elle jugera à propos.
26. Au reste, il n’est pas parlé dans ce Devis des épaisseurs que devront avoir les chausséese maçonnerie qui font à faire au travers des ruisseaux par lesquels Je Canal de jonction doit
passer, parce que, comme elles ne peuvent être bien réglées que par la situation defdics ruis-eaux, dont les uns coulent par des plaines, & font par conséquent moins impétueux que ceuxstui coulent par des penchans de montagnes, il n’en a pas pû être donné une mesure cer-taine. Toutefois pour entrer à peu près en considération de la dépense & de la qualité de ceschaussées, on peut compter qu’elles ne devront gueres avoir les unes portant les autres moins dequatre toises par en-bas, revenant à neuf pieds par en-haut, avec leurs revers , bien pavés de bonnepierres 8 c talués depuis le haut jusqu’en bas ; mais s’il est possible de les faire doubles danstous les ruisseaux, qui charrient des sables, avec un égout ou aqueduc par-dessous le Canal dejonction , au moyen de-quoi l’on puisse faire passer les immondices de ces ruisseaux , ce fera !emeilleur expédient qui se puisse trouver pour garantir ledit Canal de toutes sortes d’ensable-ments , & qui devra, s’il est possible, être suivi pour tous les ruisseaux où il n’y aura pas nécessitéde prendre les eaux pour les porter par ledit Canal de jonction, aux lieux où elles pourront êtrenécessaires à la navigation qui se doit faire par icelui.
27. II n’est pas spécifié non plus en ce Devis combien il y a de toises de chaque lieu à l’autre ,parce que tout l’efpace, par lequel se doit étendre le Canal de jonction ayant été mesuré tout
une v suite, il a été trouvé qu’il y en avoit environ 85000 toises courantes depuis Trêbes jus-ctues a l’étang de Thau, 8 c qu’il y a en cet espace trente écluses à faire , lesquelles , auffi-ien que tous les autres ouvrages de maçonnerie qui font à faire en cette seconde entreprise,eront construites de si bons matériaux, si bien choisis, si bien employés, qu’il n’y ait rien àdesirer, ni pour la solidité, ni pour la durée.
28. Au reste, si dans l’exécution de ce Devis il s’y trouve quelque chose imprévue que laP^tique découvre se pouvoir utilement faire de quelqu’autre manière, il le pourra faire aprèss être concerté là-dessus par lettres avec moi soussigné, ou avec tel autre qui sera préposé parSa Majesté à 1 inspection des ouvrages ci-dessus mentionnés. Fait le dernier Juin 1668. * Signé,le Chevalier de Clerville.
Après laquelle communication & publication defdits Devis & le 17 dudit mois de Décem-re , ledit Ferrand se seroit présenté 8 c nous auroit dit avoir lu & fort bien entendu le con-tenu audit Devis ci-devant énoncé, examiné les travaux à faire , portés par iceux, supputé lese ^a^ eS ’r ^ • t ° UteS choses considérées; nous auroit déclaré vouloir entreprendre de mettre àperfection lesdits travaux dans huit années, à commencer du premier Janvier 1670 , pour 8 c moyen-nant e prix & somme de six millions deux cents trente-deux mille livres payables danslesdites huitannees : savoir, sept cents soixante 8 c dix-neuf mille livres, chacune d’icelles en quatre payemenspar quartier, avances revenant pour chacun d’iceux à la somme de cent quatre-vingt quatorze^nJe sept cents cinquante livres, laquelle offre ayant été publiée au rabais, Sc l’affaire renvoyée?. u 2 3 dudit mois de Décembre, lequel avenu se seroit présenté Louis Pontifier dudit Montpel-lier^ 11 * nouS aur °st dit être bien informé du contenu defdits devis, 8 c auroit offert de fairef ouvrages mentionnés en iceux dans ledit temps de huit années, pour Je prix 8 c somme,5 nx millions cent quatre-vingt-deux mille livres, payables en huit années comme ci-dessus estj 1 *" 3 'laquelle offre ayant été encore publiée au rabais & renvoyée au dernier jour dudit moise décembre, ledit jour arrivé se seroit présenté M e . Pierre-Paul Piquet, sieur de Bonrepos, quij 0us aur °it déclaré être bien instruit du contenu defdits Devis, & auroit offert de faire 8 c parfairees travaux & ouvrages y énoncés, fans aucun excepter, en ce qui concerne la construction du Canal£- e ^ Col j lmun _i c ation des Mers depuis Trêbes jusques à Marseillan , écluses , chaussées Sc autres cho-Dev^ eCe ? a ^ res à navigation proposée, & les jettées à faire audit port de Cette suivant leditj 1S * a la réserve de l’article jp du Devis de Cette, concernant le purement du bassin, &artiderT 6 ^ 61 ^ l’embouchure de l’étang de Vendres à la Mer dont il est parlé dans le 25 e .
nant le U - ev * s ^ ana l, dont ledit sieur Riquet n’entend pas de se charger, 8 c ce pour 8 c moyen-
3nn V ^ rix ^ somme de cinq millions huit cents trente-deux mille livres, payables en huitMaiest M 0 • C ^ at:rc payemens egaux chacune d’icelles par quartiers avancés , & à ces fins que^a’ e 111 tera remettre présentement en ses mains des assignations, pour l’entière somme fur
copie enyoyee à M. Colberc, & qui est á la Bibliothèque du Roi, est datée de Trêbes !e i; Avril ILâ?.
Ll
Restriction.
Enchères.