i 5 j PIÈCES ORIGINALES RELATIVES’
il faudra continuer le travail vers Saint Nazaire, après avoir traversé le ruisseau appelle la Fld*rendue , par une chaussée de douze toises de longueur fur neuf pieds de hauteur , & avoir percédeux grands-couffins dont fun a huit pieds deux pouces de hauteur fur 490 toises de longueur,Sc l’autre a six pieds & demi d’élévation fur f>o8 toises de longueur j & enfin après avoir faitune écluse en ces endroits où le terrein requiert qu’il s’y en fasse une dans la même forme Scmanière que les autres.
18. Quand on aura mené le Canal de jonction par ces couffins & laissé Saint Nazaire à maindroite, il le faudra conduire parles olivettes de Saint Marcel droit à la rivière de Cesse, aprèsavoir encore fait une écluse dans le grand chemin qui va de Saint Marcel à Ginestas.
1-9. Sur le bord de la rivière de Gesse il faudra construire encore une autre écluse, & faireregonfler les eaux dp cette rivière à l’endroit de son embouchure, par le moyen d’une chausséede 2 y toises de longueur fur vingt pieds de hauteur, afin de porter par ce moyen le Canal dejonction dans la rivière d’Aude vers le Pas-de-loup, par les plaines de Salelles & de Cussac , oùil fera plus assuré contre toute forte d’inondation qu’il ne seroit si on le passoit dans la robinede Narbonne pour le porter ensuite par les plaines de Coursan & de Sales vers l’étang de Ven-dres, où il doit toujours aboutir par quelque route qu’on le mene.
20. Mais parce que la ville de Narbonne est à considérer comme un des principaux entrepôtsdans lequel les marchandises qui doivent être voiturées par ledit Canal peuvent être remises, Scque pour jouir de la commodité de passer ce Canal par une voie plus facile Sc plus assurée ,il ne faut pas perdre les avantages que les navigations & les Marchands peuvent recueillir dupassage ou au moins de l’approche de cette ville qui a auffi un intérêt très-considérable ancommerce, qu’il y a commodité de faire par le moyen dudìt Canal, les Etats pourront avecceux du même Diocèse faire une écluse dans la chaussée de la rivière de Cesse pour entrer encelle d’Aude, Sc de-là passer à Narbonne par la robine dans laquelle il avoit été projetté d’entreravant qu’on eût reconnu, comme on a fait depuis peu, qu’on pourroit conduire ledit Canal avecplus de sûreté par les plaines de Salelles Sc de Cussac, que par celle qui avoit été ci-devancimaginée.
zi. Mais quoique par cette seconde route qui a été jugée la meilleure Sc la plus assurée pourïe Canal de jonction, il n’y ait pas tant d’inégalité que par l’autre , il n’y faudra pas pourcela moins d’écluses, parce que le terrein y descend également vers l’étang susdit, partant iln’en faudra pas moins de quatre, qu’il en falloit depuis la rivière de Cesse jusqu’à l’endroit decelle d’Aude, où l’on trouve qu’on se peut servir de son Canal jusques audit étang, fans appré-hender qu’aucuns quais ni bas-fonds, ni même une trop excessive rapidité, empêchent qu’on ypuisse naviguer en toutes faisons, après qu’on en aura bien accommodé les bords pour la facilitéd’un tirage.
22. Après qu’on fera descendu dans l’étang de Vendres par ce bout de la rivière d’Aude parlequel l’on juge qu’on peut assez c.ommodément naviguer en tout temps , Jl faudra, pour en sortirSc pour apporter le Canal dans les lieux les plus élevés par lequel il doit courir, faire deuxécluses Tune fur l'autre , & puis tirer vers Béziers au plus haut qu’il se pourra , Sc ensuite con-server les hauteurs autant qu’il fera possible, pour s’éloigner d’autant plus de la Mer & des lieuxbas où elle verse dans les grandes tempêtes quantité d’eaux, qui y croupissent en de certainstemps, & qui y produisent des grandes inondations dans d’autres, ainsi qu’il a été reconnu depuisqu’on a fait de plus soigneuses observations là-dessus qu’on n’avoit fait auparavant.
23. L’on avoit à la vérité ci-devant projetté de porter le Canal de jonction depuis Vendresvers Serignan , & delà pousser au-delà de ía rivière d’Orb , par le moyen d’une chaussée versAgde par Porqueraignes Sc Vias,* mais comme outre la rencontre des terreins sablonneux par les-quels il l’auroit fallu mener , on a encore reconnu dans les dernières inondations de cet hiverqu’il n’auroit pas été en assurance en ces lieux-là , Sc qu’il le falloit mener par d’autres plus élevés ,ou il fut moins en péril d’être ruiné, par Ies eaux des rivières & de la Mer, il fera mieux parces considérations-là de le porter devant Béziers au-delà de la chaussée du moulin neuf, nonobstant■qu’il y ait beaucoup plus de chemin à faire par cette route , que par celle de Serignan , de Porquerai-gnes & de Vias. Ainsi après qu’on aura passé le Canal de jonction au-delà de la rivière d’Orb ,au moyen de la chaussée du moulin-neuf, on le soutiendra toujours, autant qu’on pourra, pouele porter dans la rivière d’Agde au-dessus de ìa chaussée du moulin de l’Evêque, d’où il doitctre mené à l’étang de Vhau au-dessus de Marfeillan, par le penchant des vignes d’Agde quifont au-dessus de ia robine dudit Agde, Sc par d’autres qui bordent l’étang du Baguas, au-dessusduquel il faudra passer pour tirer vers Marfeillan. Mais comme il s’y rencontre fur cette routedeux grands coussins, savoir un de deux pieds de hauteur fur 280 toises de largeur, il les fau-dra creuser l’un & l’autre, autant qu’il sera nécessaire pour y rencontrer le niveau désiré, ensuitedequoi il faudra faire une écluse en cet endroit, pour après cela continuer le Canal de jonc-tion jusqu’à l’étang de Marfeillan qui fait partie de celui de Thau, & le pousser vers le milieudesdits étangs où il y a un plus grand fonds d’eau, & où il y a pour remarque la cabanne d’unPêcheur ; mais comme il fau droit pour descendre dans l’étang une écluse & même une portionde Canal que les eaux ne puissent pas détruire, la première s’y fera dans la forme accoutumée,Sc l’autre dans une telle étendue que les bateaux qui auront à passer par ce Canal, trouventassez de fonds pour aborder fécluse dans le temps de l’été, pendant lequel les eaux dudit étangs’abaissent fort, Sc s’éloignent beaucoup de ses bords.
24. Au reste, il ne doit pas être omis fur cet article , que bien que le Canal de jonction nepasse pas directement à Agde, en passant au-dessus de la chaussée du moulin de l’Evêque, il nelaisse pas que d’être extrêmement important pour le bien du négoce de faire une écluse à travers
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