AU CANAL DE LANGUEDO C,Chap.V. 135
avec celle du devis qui ne couroit presque que dans des plaines ) suivant la vérification qui enruc tarte par nos ordres en l'année 1675 - d trouva qu’il y avoit dans Ja nouvelle route unnombre beaucoup plus considérable de toises cubes à excaver , 8c d'un ouvrage beaucoup plusrude & plu s difficile que dans Ja route du devis,our tous lesquels changemens généraux & autres particuliers qui aur oient causé de très-gran-es augmentations d’ouvrages & de dépenses, ledit feu sieur Riquet s’écant pourvu pardeverse Koi, Sa Majesté auroit approuvé leídits changemens Sc réglé lesdites augmentations à latomme de 2005068 livres par ledit Arrêt du 14 Mars 16S2, & partant ledit Gilade nous auroicreprésenté, que dans la vérification que nous allions faire desdits ouvrages du Canal, nous nees devions pas feulement considérer par rapport aux devis fur lesquels les baux & marchés en°nt été passés, mais encore par rapport aux changemens qui y ont été faits & qui font expri-mes plus particulièrement dans ledit Arrêt du 14 Mars 1682. Gilade, signé.
Sur quoi nous avons donné Acte audit Gilade, audit nom, desdites Observations, Remon-trances, Dires & Réquisitions, & ordonné qu’elles seront insérées dans notre présent Procès-verbal pour lui servir 8c valoir ainsi qu’il appartiendra ; 8c qu’il sera par nous procédé à laditeVisite & réception, suivant ledit Arrêt du Conseil du 20 Janvier dernier.
Procédant à laquelle visite, nous serions entrés dans ledit Cana 1 par l’embouchure d’icelui ducote de l'étang , proche Marseillan, Sc après en avoir fait prendre les dimensions en notre pré-ence par ledit Pere Mourgues, Inspecteur susdit, nous avons trouvé cinq toises de base Sc dixtoises d’ouverture à la surface de Peau, Sc Payant fait sonder, nous y aurions trouvé six piedseau, laquelle étant salée jusqu’à la première écluse, appeilée Pécluse du Bagnas à cause de lacommunication de la Mer, change plusieurs fois d’état par jour, se haussant 8c se baissant selona hauteur des étangs de la Mer; Sc aurions remarqué qu’à ladite embouchure il y a eu deuxbatardeaux pour séparer l’étang du Canal dont il est resté les deux tiers, ce qu’il faut tirer inces-samment pour rendre I’entrée dudit Canal plus libre, les bords & terriers duquel, du côté dufoible > y font élevés de plusieurs pieds au dessus de Peau , avec un talus de deux pieds & demide glacis pour chaque pied d’élévation. Mais que le batillage des vagues de l’étang a un peumangé les terres en plusieurs endroits ; & nous a ledit Gilade remontré, que suivant Particle 23du devis de la seconde entreprise du Canal faite par le sieur Riquet, il devoir y avoir uned cluse à Pentrée dudit Canal à l'étang de Thau; mais que ladite écluse n’a point été construite ,& ne Pa pu être, parce que depuis la rivière de l’Héraut jusqu’à l'étang de Thau, il ne s’esttrouvé que six pieds de pente, pour lesquels Pécluse du Bagnas, que nous allions trouver cì-a ?rès, est plus que suffisante.
Et ayant interpellé ledit P. Mourgues de nous dire son sentiment sur Pobservation dudit Gilade,auroit dit, que véritablement il étoit inutile de faire deux écluses depuis la rivière de
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Et continuant ladite visite durant 2758 toises courantes, & jusqu’à Pécluse du Bagnas incluivement, avons trouvé ledit Canal de la même largeur que dessus , de la même base & du mêmetonds d eau , excepté qu’il y a environ quatre cents toises proche ladite écluse , où nous n’avonstrouvé que quatre pieds d’eau , étant nécessaire de nettoyer deux pieds dans tout cet espace.
Et ledit Gilade nous a dit que la cause pour laquelle il n’y a en cet espace que quatre piedsd eau, provient de ce que la rivière de l’Héraut, qui tombe en cet endroit, ayant percé lesterriers y a amené de la vase & du sable; & nous a remontré que dans ce même endroit, &3 ns tout le reste de l’étendue dudit Canal, le creusement a été fait de manière que dans lesendroits les moins profonds il y puisse avoir au moins six pieds d’eau; mais que les inonda-tons des rivières & des ruisseaux qui entrent dans le Canal, & dont on prend les eaux pour fér-ir a la navigation, y jettant journellement des sables, il est impossible, quelque foin que l’onprenne, de les nettoyer, qu’il n’y ait toujours quelque partie dans laquelle la juste profondeure six pieds ne se trouve pas; qu'ainsi si on s’arrêtoit à cela, le Canal ne seroit jamais en étate réception ; mais qu’il suffit qu’il y ait eu une fois la profondeur nécessaire, ainsi que nous, e .~ avons > & stue tant nous que ledit P. Mourgues, Inspecteur, Pavons souvent vérifié dans lesle j r ^r t - cs que nous avons faites audit Canal; ajoutant que ledit sieur de Bonrepos afait
01 j- divers rivaux à l’embouchure des rivières, par le moyen desquels il empêchera
end lr . n * nuera très-considérablement Pentrée des sables ; ensorte qu’après qu’on aura nettoyé ces_ ro , ts 5 cet inconvénient n’arrivera que très-rarement ; joint que ce que nous trouvons man-p es j 1e profondeur en cet espace du Canal où se décharge ladite rivière de 1 Héraut n’empêchece S 'fi nav ig a P on ; requérant, en tant que de besoin, interpellant ledit P. de Mourgues nousrtiher la vérité furie fait du creusement dudit Canal, Gilade, signé,tes U v 3 UOÍ ^ es ii c E. Mourgues nous a dit être véritable, que dans toutes les fréquentes visi-p • " a faites audit Canal, tant lorsque les excavations s’y faisoient, Sc depuis qu’elles font
mett-V ^ Ue ^ ans tem P s st ue I e Canal a été sec, il a toujours reconnu qu’il y avoit pourtiveirmn 1 *] P* ec ^ s d’eau dans toute l’étendue du Canal aux endroits les moins profonds ; qu’effec-environ^ a P^P art des endroits où nous ne trouverons pas six pieds d eau , se trouvant auxtrenrpnpn CS àières' A ruisseaux qui tombent dans le Canal, on ne doit pas l’imputer à l’En-inom! n a ^ aux tables & limons qu’entraînent lesdites rivières & ruisseaux , à quoi néan-de I n ?? ceslair e que ledit sieur Riquet fasse travailler pour y mettre le fonds de six pieds,nrin „ a ? uelle déclaration dudit P. Mourgues, ledit Gilade audit nom nous a requis Acte, q ueUS lm avons octroyé, Moulgues , Gilade, signé.