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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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CANAUX DE PROVENCE. i8r

furent appianies. Les travaux qui subsistent encore en établissent la preuve,

& font dignes des Romains. Tout sembioit dans ces heureux commencemensconcourir à la perfection prochaine de l’ouvrage ; mais bientôt inexécutiondes engagemens de plusieurs Intéressés, & f agiotage des actions qui les sitbailler par le peu de confiance, décréditèrent l’entrepriíè, Sí firent inter-rompre les travaux. En 1754 on renvoya les Ouvriers, le Canal n’étant encorequ à 3 milles de distance de son origine ; le prix des ouvrages faits jusqu a-lors étoit de y23 mille livres, A la dépense totale avoit été à y6y ; les Entre-preneurs fe pourvurent bientôt pour ce qui leur étoit dû, & poursuivirent

1 adjudication des droits & du privilège du Canal.

212. En 1758 , M. Floquet parvint à former une nouvelle compagnie, à soSe»qui MM. d’Albertas, Ferès, du Boulay, d’Ailemans, de f Averdy, de Mortemard, 175s ’de Chabert, pour 1 ancienne Compagnie, cédèrent tous les droits par Actereçu , Therejje , Notaire , le 8 Août 1758, & qui fut imprimé, íous des con-ditions quiíont aulîì détaillées dans l’abrégé historique du canal de Provence,que j’ai cité. M. Pineau, Defpuech, Salsmaan, Cachulet, Canclaux de Maifon-neuve & Pascal , furent ceux qui signèrent comme formant la nouvelleCompagnie. Leurs conventions surent homologuées au Parlement le 23 Jan-vier , après avoir été ratifiées par le Bureau d’Aix. Ces différens Actes furentimprimés ( à Paris, chez Deíprez, en 3 2 pages in-folio , ) & l’on remit la main

2 i’œuvre en 1763.

La nouvelle Compagnie fe chargeoit feule de la totalité de l’entrepriíe, Scpromettoit de tenir compte à l’ancienne de deux millions ; elle avoit en dépôt300000 livres, & l’on avoit dé j a souscrit pour 1200000 livres, du temps de1 ancienne Compagnie, avant que les travaux fussent commencés , pour acheterdes eaux d’arrofement.

Suivant les calculs publiés dans ce temps-là, le produit des seuls arroíè-mens & flottaisons, toute déduction faite d’entretien & frais de régie, devoitetre de six cents mille livres, comme nous le dirons bientôt ( 214), laissanta part le produit de la navigation , parce qu’il n’étoit pas question pourlors de rendre ce canal navigable. Floquet a étendu dans la fuite ses espé-rances jusqu à deux millions de revenu ( 2iy ). Il paroît qu’on n’avoit pointa craindre que les eaux pussent jamais manquer pour le canal : la Durancepourroit en fournir à plusieurs canaux, dans le temps même où cette riviere estla plus balle; & cela n’arrive qu’en hiver; car en été la fonte des neiges lagrossit au point quelle inonde & ravage toutes les campagnes voisines: orc est un avantage considérable pour le canal de Provence , puisque c’est dansI e temps où la Durance est la plus forte , que le canal fera la plus grandedepenfe de íes eaux pour les arrofemens.

Quant aux sommes que le canal devoit coûter , Floquet aíïùroit avoir Dépense du c a ~porté la dépense au plus haut prix. D’habiles Entrepreneurs, cautionnés par nal 'deux personnes riches & éclairées , avoient traité avec lui & ses Associés dèsle 21 Avril 1746, & setoient obligés de construire le canal depuis la Du-ranc e jusqu a Marseille près la Mer, moyennant 4800000 livres, somme portée

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