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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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CANAL DE BOURGOGNE. 235

echarpe, faites de petits pieux entrelastes de clayonnage pour restèrrer les eaux ,ou P a r d autres moyens équivalens, donner la force à seau de fe creuíèr un litplus profond, dans ces fortes d endroits, si cela étoit jugé bien néceslàire pourfaciliter la navigation.

U fera au íùrplus avantageux de faire arriver le canal à Saint Jean-de-LôneP°ur faciliter le commerce de la partie de la Franche-Comté qui avoisine laSaône. Ce íèroit allonger de 19 milles le trajet des bateaux qui descendentcette rivière, que de les faire paífer par Chovort pour les conduire à Dijon.

2 8 y. A l’égard de la partie de la Saône qui fe trouve au-destbus de Verdunjusqu à Lyon, elle est astèz navigable en tout temps,excepté cependant quelquesbarres de fable qui íè forment à i’embouchure des rivières affluantes, dont les■Mariniers fe plaignent lors des basses eaux ; mais ils peuvent encore conduireles bateaux en diminuant leurs chargés, Sc le pastage des coches publics11 est jamais interrompu depuis Lyon jufqu’à Saint Jean-de-Lône Sc au Doubs,h ce n est dans le temps des glaces , ce qui peut aller à environ quinze jourspar année.

286. Entre les divers endroits où l’établiíïèment du canal peut souffrir de ladifficulté, celui qui en a paru le plus íùíceptible , Sc dont M. Abeille n’a riendit, fe trouve le long de l’Armançon , en remontant depuis f Yonne jusqu auboulin de Saint Martin au-delà de Tonnerre íùr 25 milles de longueur : ce ter-r ein est composé d un ou deux pieds au plus de terre légere en partie pierreuse,cníùite d un banc de gros gravier & de galets, ou pierres roulées calcaires; cebanc a quatre, cinq & six pieds d épaisseur, Sc ces pierres paraissent avoir étéroulées Sc déposées par l’Armançon, elles fe trouvent entre Ennon & le mou-lin de Parcey dans la longueur de 15 milles íùr une eípèce d’ardoiíè pourrieSc glaiseuse , qui pourrait être à-peu-près de même nature que le terrein dontnous venons de parler à f occasion de Pouiliy (281). Ce gravier est beaucoupmoins propre à contenir seau que celui de la plaine au-delà de Dijon dont iia été parlé ci-devant, il y aurait trop à risquer d’établir le canal au-dessus de cebanc de gravier avant d’avoir fait des expériences en grand pour connoître sileau de l’Armançon, qui, à la vérité est abondante dans cette partie, íùffiroitáux filtrations qui pourraient s’y faire dans les premières années. II y aura ausildes parties, où par le moyen d un conroy fait avec la terre même de la superficiedu terrein ( laquelle fe trouve astèz forte Sc grasse en certains endroits ), onpourra établir le canal ; & d’autres parties assez considérables où le canal pourraEtre construit dans la vallée íùr un meilleur terrein, peu élevé au-dessus de la•tívière. A legard des lieux plus élevés où l’on ne pourrait pas empêcher suffi-samment les filtrations du terrein, le meilleur parti, suivant MM. Perronet ScChezy, sera d’établir le canal dans la rivière même ; les eaux y íèroient íoute-tenues de niveau avec des écluses de quatre à cinq pieds de chute feulement:tstd feraient construites de côté hors f emplacement de la rivière. Chaqueécluse seroit au bout d’un canal d’environ 100 toises de long, dont ldrigineferoit placée un peu au-destùs du déversoir ; le haut de ce déversoir íèroit fixea trois pieds au-dessus du radier de l’éclufe; on lui donnerait assez de longueur