Canal de Parìíà S. Denis & àrifle-Adam,
'CANAUX DE NAVIGATION, Chap. Xí.
Malesherbes & depuis Etampes jusqu a Paris, où il établiroit deux coches pal?semaine. M. Camus , de i’Académie des Sciences , avoit donné un avis favo-rable à cette entreprise, après avoir été visiter les lieux. Il s’agissoit de curerâ de redresser les rivières íùr 34 milles de longueur , de faire quelques ca-naux , de construire deux écluses, un canal de communication de cent cin-quante toises entre la rivière de Juine & celle de la Ferté, dix-huit ponts,trente-trois écluses à vannes batelières, vingt-huit mille toises en pavé íùrle chemin de tirage, soixante-cinq mille toises cubes en fossés. Enfin il y;eut un Arrêt du Conseil du 26 Mai 1767 , qui rejetta l’entreprise & écartales Entrepreneurs. Cet Arrêt est imprimé. On pensa qu il ne íùffiroitpas pources fortes de concessions quelles fussent utiles & praticables ; mais qu’il fal-loir encore examiner s’il n’y avoit pas de moyens plus simples & plus conve-nables de la part du Gouvernement.
364. Pour futilité de la Capitale, on avoit proposé d’amener directementa Paris les eaux de la petite rivière d’Etampes. V l’Ouvrage intitulé : Ca-nal a faire de la rivière d’Etampes depuis au-dejfus d’Effone jus qu d Paris , parM. Menejfien Paris 1684 ., in-4 : il en étoit encore question en 1766 ,en même temps que du canal de Champagne.
Je ne parlerai pas du projet d’amener à Paris les eatix de la rivière d’Yvet-te, fur lequel M. Deparcieux a publié des Mémoires intéressais, parce quecette petite rivière ne pouvoit former un canal navigable. Koye £ les Mémoiresde l’Académie des Sciences 1762, 1766, & 1767, & l’Ouvrage intitulé : Projetd’amener d Paris la rivière d’Yvette , à Paris, chez Jombert, 1776.
3 6j. Les besoins dune ville immense comme Paris, ont fait naître en di-vers temps des projets de canaux dont l’exécution lui eût été très-utile ; maison les a trouvés presque tous plus dispendieux que nécessaires.
Les naufrages arrivés íùr la Seine en 522, les maisons renversées à Parisau Petit-Pont en 120 6 9 les inondations ruineuses de 1281 , 1296, 1326-I44Ó, 1647, 1649 , i6yi , 1658, 1709, 1726, qui avoient cauíe beau-coup de pertes d’hommes, de bateaux & de moulins, ont fait desirer danstous les temps de pouvoir faciliter la décharge des eaux de la Seine au-des-íòus de Paris, où un grand nombre de détours en rallentit l’écoulement.
En 1658, M. Petit,Intendant des Fortifications , & M. Noblet,Architectedes Bâtimens du Roi , Maître des ouvrages A Garde des fontaines de laville de Paris, proposèrent à f Assemblée de l’Hôtel-de-Ville, d’ouvrir un canalqui iroit depuis la pointe du Bastion de l’Arsenal, en tirant vers le Nordjusqu au-dessous de Paris entre Saint Denis & Saint Ouen ; le discours de M-Petit à f Assemblée du 4 Mai, fut imprimé chez Rocolet, Libraire de l’Hô-tel-de-Ville, en i6y8.
En 1724, M. le Roy, Comte de Jumelles, sit part à M. le Chevalier Dau-det , de Niímes , Ingénieur Géographe du Roi & de la Reine, d une ideequ’il avoit de proposer la construction d’un canal de communication de Pa-ris à la rivière d’Oiíè, près de i’Isie-Adam à Méry-íùr-l’Oise, pour abrégerle cours de ces deux rivières, & ils firent ensemble un traité pour parvenir