MARNE, SEIN E.
qu à Malesherbes , à cause du marché considérable qui s y-tient, <& tant pour la-quantité des. veaux qui sy^ commercent, que pour les autres marchandises quisy vendroient en abondance;
Il obtint à cet effet le cònsetìtómènt dés habttàns d’Etampes; M. de Villeroylui céda vingt-huit íòls fur chaque bateau descendant fur la rivière de Juine ;£n conséquence il fit dresser en 17)0, des plans & un devis estimatif desouvrages Sc réparations à faire, pour la navigation dé la rivière d’Essone, ditede la Ferté, & pour le rétablissement de la Juine ; ce devis montoit pour larivière de la Ferté, à la sommé de deux cents dix mille deux cents trente livres,& pour celle de la Juiné , à quatre cents soixante Sc dix mille cent trente-neuf livres ; en tout 676)69 livres.
363. Il se paíîa bien des années en négociations, dans cet intervale M. Ar-nout propoíà en 17) ) de reprendre le projet (36 r) d’une communication avecla Loire, parla rivière de Pluviers, & de rétablir la navigation fiir la rivièred’Etampes, interrompue depuis là construction dú canal dé Briare , en tirantUn canal depuis Corbeii jusqu a Essonne, Sc depuis Essonne jusqu au château diiBouchet, où est le confluant de ces deux rivières: la dépensé de ce canald’Etampes étoit de trois millions à demi, suivant un devis qui est entre lesmains de M. Beguillet à Dijon;
Ce projet n’eut pas beaucoup dé partisans; mais M. le Marquis de Tralai-gue continua de suivre le sien : on voit par un Mémoire instructif publié en1764 en 34 pages z/z-y°, qu’ii y avoit alors une Compagnie formée pourétablir la navigation de la rivière d’Essonne Sc de la rivière d’Etampes ; il s’o-bligeoit de fendre navigable Sc libre la rivière d’Etampes jusqu’à la Seine, dansfix mois j à compter du jour que l’on Gommenceroit les travaux ; dès-lors lesbateaux commenceroient à monter depuis la Seine juíqu’à Mennecy , où fo
tient un grand marché dé bleds, farines, tourbes,pavés, foins, pailles Sc autresmarchandises ; çe qui commenceroit à produire un bénéfice à la Compagnieen moins de trois mois.
Il s’obligeoit à rendre navigable dans un an la rivière de la Ferté-Aleps,depuis fa jonction à celle d’Etampes , près le château du Boucher, jusqu’àYevre-le-Châtel, Sc de la Rocheplatte à Combreux dans la forêt d’Orléans ,pendant laquelle année il íéchargeoit,àfur & à mesure que l’on pourroit remon-ter fur cette rivière , de faire amener des marchandises des endroits qui pour-roient être navigables, le tout moyennant douze cents mille livres. Il avoit déjadépenfé cent mille francs pour parvenir à préparer íes projets, Sc a suivre lesaffaires qu’ils lui avoient occasionnées.
II observe que l’on tire d’Etampes une partie des bleds de la Beauce; qu’iiy a beaucoup de vins communs qui périssent dans le Gâtinois , qu’on en tire-roit des bois , du foin, du charbon, des pavés, que Ion pourroit porter lemillier a trois livres dix fols huit deniers, ce qui fait pour les dix-huit milliers ,qui fera la charge de chaque bateau, soixante livres, au lieu que par terre onpaye actuellement pour dix-huit milliers de pave, cent huit livres.
II demandoit un privilège exclusif pour la voiture des marchandises depuis
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