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CANAUX DE NAVIGATION , Chap. XII.
des moulins de laFère, Sc de Chaulny, seroient tenus de lâcher ou retenir leurseaux à la réquisition des Mariniers, en payant 40 fols pour le chômage de cha-que moulin pendant 24 heures, conformément à l’Ordonnance des Eaux ScForêts de 1669 ; mais il restoit encore.d’autres ouvrages à faire dans cette ri-
vière.
Canal de Laon.
Cette affaire fut suspendue jusqu au temps où M. Crozat obtint de nou-velles Lettres-Patentes pour la navigation de f Oise, en 1735; mais il y avoitencore même en 1745 un procès entre ses héritiers Sc les Mariniers de la riviè-re, qui prétendoient n être point obligés de payer les droits dans cette par-tie , faute d’y avoir fait les réparations nécessaires.
397. On proposa en 1727, d’entreprendre le dessèchement des marais quis étendent depuis les environs de Laon jusqu à Manicampíur la rivière d’Oiíè.II y eut Arrêt du Conseil le iq Février , Sc Procès-verbal le 11 Mars 1720 , faitpar leSubdélégué de M. Turgot,Intendant deSoissons. Lettres-Patentes au moisde Janvier 1723. Les Communautés voisines s y opposèrent par la crainte de voirattirer les eaux de leur côté. En 1727, M. Guillaut forma une Compagnie ,qui, pour y remédier, proposa de construire un canal navigable , qui rassem-blant toutes les eaux de ces marais fur une longueur de 25 milles les condui-roit dans f Oise, Sc de nettoyer cette rivière depuis Chaulny jusqu’à Compie-gne, ce qui étoit nécessaire pour prositer de la navigation du canal de Laon.
M. Boisson, Ingénieur, fit le nivellement, Sc trouva qu’il y avoit plus de pentequ il n en falloit pour l’écoulement des eaux, ce qui étoit d ailleurs indiquépar les rivières d’Ardon & de Lette qui traversent ces marais , jusqu a l’Oiseoù elles se dégorgent, Sc par les ruisseaux aufstens.
398. La rivière du Terrin qui se jette dans TOise, pourroit être renduenavigable depuis Beauvais jusqu à Creil-fùr-f Oise, fur une longueur de 25 mil-les , en y íaiíànt 20 écluses ; l’eau n’y manque jamais, Sc cette navigation fè-roit utile , íur-tout pour le transport des farines. Il en coûte 300 mille livrespar an pour cette feule partie, à ne compter que trois livres par íàc de iyopesant; il hen coûteroit'pas le tiers par la rivière, Sc le profit des Entrepre-neurs pourroit être de 22000 livres fur ce seul article. En 1772, M. Lamotte,Capitaine retiré aux Invalides, Sc M. de la Mollière , s’étoient associés pourcette entreprise : la dépense de ces ouvrages a été évaluée à 800 mille livres,Sc son est occupé actuellement à former une Compagnie Sc à solliciter unprivilège. (M. de Bonnel).
399. Cette rivière du Terrin est fort peu éloignée de celle d’Arques , quiva tomber à Dieppe; Sc le commerce continuel de Paris à Dieppe, a fait dé-sirer de joindre cette Ville à la rivière d’Oise qui vient íè jetter dans la Seine.Il en fut ‘question vers 172.0 : le Père le Long cite quelques Ouvrages manus-crits à ce fùjet. (Bibliothèque Hiftor. n°. 929 ).
Canal à faire de 400. La jonction de l’Oise à la Sambre pourroit íè faire par un canalìOiseaiaSambie ^ environ 24 milles entre Guifè Sc Landrecy, qui étabiiroit un commerceutile entre les Pays-Bas Sc l’intérieur du Royaume. Il passeroit par des fondsSt des marais qui ont très-peu de pente, Sc l’on auroit peu de travail à faire ;
Canal de Beau-vais.
Canal de Dieppe.