Rivière Je la Som-me,
310 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XII.
Jusqu’à Bazincourt, vis-à-vis de Hâle, 200 toises au-dessus de Cléry.
Jusqu’au pont entre Feuillere & Monacu au-dessous de Cléry.
Jusqu’au pont d’Eclusier.
Au pont de Capy vers le chemin de Bray, à 1200 toises de cette
Ville.
A l’entrée du canal au-dessous de Bray.
Total de la partie qui étoit commencée en 1772, à compter depuisl’écluse de l’ancien canal.. . .
Distances
parallèles.
IcNCitoEUS,
torale.
1770
18 145
2 100
20245
27 OO
225)45
1850
ii>so
24795
2<5745
26745
Tel étoit l’état du canal de la Somme au I er Juillet 1772, ; alors on avoit dé-pensé 230 mille livres en 23 mois , dont 146000 pour le déblai de104000 toises cubes de terre, Sc 84000 pour les frais extraordinaires, achats desbois, appointement bateaux, &c. Le canal est un p eu plus avancé actuellement,il sert même déja , aux écluses près, depuis Saint-Simon jusqu a Péronne ; ilest très-ébranché depuis Péronne jusqu à Bray. Depuis Bray jusqu à Amiens,on ne fait que redresser la rivière, modérer íà trop grande rapidité par desécluses, Sc pratiquer des digues Sc des canaux collatéraux pour recevoir leseaux du pays.
M. Dupleix qui a bien voulu me communiquer les résultats du travail jus-qu à l’époque de 1772, a vu avec plaisir dans cette année 1777, que Ionrecommençoit à íuivre une entreprise dont il étoit le premier auteur , Sc dontla Picardie lui devra les avantages considérables.
407. Le canal de la Somme remédiera aux inconvéniens de la navigation ;mais il y auroit encore bien des choses à faire pour le bien des habitans rive-rains. L’Intendant de Picardie rendit compte en 1763 de la situation des plai-nes que la Somme traverse dans ion cours, Sc ce récit est digne de pitié ; ilfaudroit rendre à dix petites rivières qui viennent s’y jetter, la liberté de leurcours, Sc en tirer avantage en les resserrant dans un nouveau lit, où leur sur-face fût toujours maintenue Sc encavée au-deíïous des campagnes, pour pou-voir les dessécher. L’écoulement une fois libre, Dissection des eaux croupissantés cesseroit, Sc l'on verroit sortir de dessous les eaux, une vallée de neufmilles de longueur íùr 300 toises de largeur réduite, ce qui donne environ 13mille arpens d’un terrein excellent. Les Négocians de Saint-Quentin ont pré-senté des Mémoires en 1766, dans lesquels ils se plaignent auffi du mauvaisétat de cette rivière , dont les eaux répandues dans les environs de leur Ville,ont changé en marécages des plaines autrefois couvertes de bestiaux. U11Ingénieur a présenté en 1775 > un projet de dessèchement ; mais il éprouvebeaucoup d’oppositions de la part de quelques Seigneurs voisins, qui crai-gnent pour leurs moulins Sc pour leurs étangs beaucoup plus que pour la santéSc la vie de leurs paysans.
Le canal de la Somme ne doit aller que jusqu à Amiens, comme nous lavonsexpliqué. M. Laurent estimoit qu’il en coûteroit encore 150000 livrespour perfectionner la navigation de cette rivière au-dessous d'Amiens, la curer,l’approfondir Sc la redresser. En esset la Somme qui étoit autrefois navigable