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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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PICARDIE, FLANDRE. 325

du Mont-Saint-Martin jusqu’à Cambrai, on vit qu’il n’avoit que depuis íixjusqu a douze pieds de largeur fur le territoire de Picardie, Sc ensuite depuisdouze jusqu a vingt-quatre pieds ; qu il étoit obstrué par dix-huit moulins dontles seuils avoient été relevés jusqu à faire refluer les eaux dans les prairies ;que cette rivière faisoit beaucoup de contours inutiles , ce qui augmentoit lesdépôts de vase. Il est auflì tellement garni de saules jusques fur les bords, queceux qui íè déracinent Sc y tombent, arrêtent les eaux Sc les font refluer.

Ces inconvéniens ont lieu également au-delà de Cambrai Sc de Bouchainjusqu’à Valenciennes, où il a 50 pieds de large; mais où il est obstrué parles décombres, les dépôts, le limon. Dans tout ce trajet il n y a point de di-gues , les débordemens íont continuels, Sc cauíènt des dommages considéra-bles dans le pays.

En conséquence on proposoit de redreflèr Sc de nettoyer l’Escaut, de l’élar-gir dans certains endroits, de faire des digues en d’autres parties, d’abaiíTer lesvannes des moulins d’un pied au-desiòus du terrein naturel, de faire des dé-versoirs à chaque moulin , pour laisser passer le trop plein , Sc fixer le pointd’eau ; d’établir des repaires ; enfin d’abattre les arbres à quinze pieds des bords.

Depuis Valenciennes jusqu à Condé íùr une distance de íèpt milles, sonestima qu’il y avoit aussi pour 96 mille livres de dépense à faire íùr l’Escaut ;pour celle-ci, il fut fait en 1750 une imposition dans le Hainaut.

On élargit Sc l’on redressa l’Escaut en plusieurs endroits ; mais les plaintesn ont pas cessé: en 1752, il fut encore présenté des Mémoires à ce íùjet, Scl’on fit fermer les nouveaux sosies de la Picardie.

Au reste pour mettre l’Escaut dans un bon état, il faudroit que Lille , Va-lenciennes , les Etats de Cambrai Sc la Châtellenie de Bouchain íè réunifient.

Sc contribuasiènt à une dépense qui les intéresiè également.

427. Il y a dans l’Artois des rivières que l’on pourroit rendre navigables: Projet à-,5 vaxf un des principaux objets de l’Ouvrage de M. Linguet, intitulé les Canaux na-vigables (publié en 1769, mais dont le fond étoit déja connu en 1766) estde faire voir l’avantage qu’il y auroit à rendre la C anche navigable depuisHeídin jusqu’à Etaples, qui en est environ à 20 milles. Il rend justice à MM.des Etats d’Artois, íùr leur prévoyance & leurs íòins paternels. « On a vu, leur «dit-il, l’Aa, la Lis & la Scarpe s’élargir par vos ordres, Sc s’enorgueillir dune «profondeur que la nature ne leur avoit pas donnée. Ces ruisseaux dans un pays «

«sélection, n’auroientfaitqu’embellir un point de vue, ou baigner le pied dune «íùite de coteaux incultes, ou tout au plus recueillir dans leur cours les larmes de «quelques malheureux tyrannisés par les Collecteurs Sc les Subdelegués... On «a étéíùrpris de les voir chargés de gros bateaux, conduire d un cote jusqu’à la «mer des productions long-temps inutiles 8c oubliées au milieu des terres, Sc «del’autre amener dans une de vos principales Villes, les huiles de la Provence, «les íùcres de f Amérique , Sc les épiceries des Indes. Ce íont eux qui vous «fournissent, par l’entremiíè de Saint-Omer, toutes les denrees que le luxeíèui a peut-être rendues nécesiaires ; mais dont l’habitude nous a fait des besoins «indispensables... Dès le milieu du dernier siècle, on vous insinuoit déja que <t

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