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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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RIVIÈRES, PÉAGES. 4*9

de Roane (237). Le Rhône enfin après avoir reçu flsère du Dauphine, laSorgue du Comtat d’Avignon , la Dromme & la Durance (235) , va se j errerdans la mer Méditerranée au-dessous d’Arles, par des embouchures qui devien-nent malheureusement très-difficiles, par les sables qui en ferment presquerentrée. (224).

y 3 y. Au midi de la France, & du pied des Pyrénées , fort la Garonne, quine commence à porter bateau, qu’à quelques lieues au-dessus de Toulouse(148); mais dont le cours est enrichi parie canal de Languedoc , qui réunitla mer Méditerranée à f Océan. La Garonne, reçoit les eaux du Tarn (y09),qui descendant du Rouergue, après avoir fertilisé les Diocèses d’Aiby & deLavaur, vient se joindre à i’Aveiroux au-dessous de Montauban , & à la Ga-ronne, entre Saint-Nicoias & Moiíîac (célébré par fexportation de ses farines) ;la Garonne reçoit encore cinq rivières à íà rive gauche, au-destus & au-des-sous d’Agen, où la rivière du Lot (512) vient aboutir en descendant des Cé-vennes par le Rouergue & le Quercy. La Garonne perd enfin son nom au-dessous de Bordeaux, en se joignant à la Dorgogne, au Bec d’Ambès (506).Celle-ci prenant fa source entre f Auvergne & le Limosin, traverse le P éri-gord, après avoir reçu du Limosin la Vezère (497), qu il est si aisé de rendrenavigable, ainsi que la rivière d’Iste (500), à laquelle 011 a travaillé heureu-sement. La Garonne & la Dorgogne réunies, portent le nom de Gironde, jusqu’à la mer.

53 6. En tournant ses regards vers le nord de la France, & remontant larivière d’Oise (395) jusqu à Compiegne, on voit à sa droite f Aisne, qui n’estnavigable que jusqu à Pontaveyre ; mais qui peut être facilement réunie à laMeuse par la rivière de Bar (321). A íà gauche, le canal de Picardie joint larivière d’Oiíè à la Somme (402) ; elle pourroit encore íe réunir, comme onsa vu (400), à la Sambre & à la Meuse, depuis la Fère jusqu à Landrecy.On auroit pu aussi faire communiquer la Scarpe & i’Escaut, la Lys & l’Aa,(432) avec la Meuse & la Moselle (319) , qui ne sont pas éloignées lunede l’autre de dix milles aux environs de Toul, c’est-à-dire, qu’onpourroit íetransporter par eau de Paris, jusques fous les murs de Maestricht, de Gand ,d’Ostende & d’Anvers, même jusqu a Vezel, par la navigation de la Moselle& du Rhin : quelle ressource & quelle économie en temps de guerre ! quede richesses en temps de paix !

On croiroit qu’un Royaume , où la pente des rivières est diíposée avec tantd’avantage, entretient une navigation florissante, dans i’intérieur de íes Provincesqu un commerce immense doit les enrichir, par la vente facile de leurs den-rées superflues, & la fourniture presque immédiate de tous leurs besoins. Ce-pendant, il reste encore à créer en France une navigation des rivières ; elleexiste à peine íùr les grands fleuves, & d’une façon si précaire, à cause demille obstacles, qu il est de l’intérêt de l’Etat d y pourvoir incestàmment,

comme il est du devoir d’un Auteur citoyen, d en chercher Sí d’en indiquerles moyens.

y37. On se plaint en effet de toute part & depuis bien des années, du

Causes qui ren-dent ces avantagesinutiles.

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