CANAUX D’ITALÎË ET ^ESPAGNE,
8 appelle Naviglietto ; il íert à arroser les campagnes de ce côté-là, par ungrand nombre de íàignées ; l’autre branche continue à circuler autour de laville jusqu’à Porta Romana, où elle sert auffi à l’arrosement des campagnes.
Le Père Lecchia fait imprimer en 1760, un plan des travaux à faire, pour em-pêcher les inconvéniens des eaux de ce torrent.
<8?. Les canaux de l’Adda 8c de Téíìn font utiles pour la fertilité des cam- Avantages de ce?pagnes , 8c íont encore d un grand íècours pour le Commerce ; la Martefana
amène du bois & d autres provisions nécessaires à la ville de Milan. Le grandcanal apporte les marbres du Lac majeur, 8c établit avec Milan une commu-nication très-intéreflànte.
584. La Muzza est un autre canal du Milanez tiré de l’Adda ; par cette A mres canauxraison on l’appelle aussi Adda nuova ; il sort de ce fleuve & il y rentre après d ’ au ' osa § e *avoir arrosé 8c fécondé les campagnes. Son nom de Muzza vient dune pe-tite rivière qui lui fournit une partie de ses eaux. Le canal de la Muzza futcreusé parles Milanois en 1220, fous les Podestats Amizone Carentano, ouVarentano Lodigiano , comme Benaglia 8c Giulini le prouvent par des docu-mens authentiques ; ce canal est fl considérable , qu a íà naiíïànce on le pren-droitpour une très-grande rivière; il a environ zoco-pouces d’eau meíure deMilan (580).
Ce canal commence dans f Adda vers Caíïâno, 8c il y rentre vers Casti-glion Lodigiano, z6 ou 40 milles plus loin; il a íur toute fa longueur ungrand nombre de rameaux à droite 8c à gauche, fur le territoire de Milan &fle Lodi, enforte qu il porte la fertilité dans tout le pays ; il a une branchede 1^ milles qui descend depuis la hauteur de Marignane jusqu’à BorghettoIur le Lambrone , dix milles au nord de PÍaiíànce. Le Lodeíàn connu par laquantité d’excellens fromages qu’il fournit de toutes parts , 8c qui íont l’objetd’un très-grand commerce , doit à la Muzza une partie de ses richesses. LesMilanois ont donné par cette entreprise, un exemple bien digne d’être imitépour le bien de l’agriculture, Sc pour celui de fhumanité.
58 j 1 . La Mora, ou Mora Naviglio est un canal d’arroíàge, qui sut sait, a cequ’on croit, par Louis le More ; il fort de la Sesia , traverse plus de 20 millesde pays entre le Tésin & le Terdopio, passant à Cerano 8c Vigevano, 8c vaarroser une belle campagne appellée la Sfor^efca^ qui appartenois à ce Prince;elle est aujourd’hui possédée par les Dominiquains , à qui il en flt don.
586. Le Ritorto est encore un canal assez considérable, tire de la rivegauche de l’Adda un peu au-dessus de la prise d’eau de la Muzza, qui està droite ; il arrose principalement les campagnes du territoire de Creme , oul’on cultive en quantité le plus beau lin de l’Italie.
On volt dans la Carte du cours du Pô , du P. Placide , plusieurs autres ca-naux; mais ce ne íont que des canaux d’irrigation dérivés des sources qui íetrouvent en abondance dans ces pays-là, ou des grands canaux décrits ci-desfcs ; ce qui n est pas diíRcile dans des plaines comme celles de Lombardie.
H 87. C’est à la descente des montagnes, â vers les endroits où l’on a fait Diffic u y s qu s n 3les canaux de l’Adda 8c de Tésin, qu’étoient les grandes difficultés: Je ne jette faIiu Wlncie *