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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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478 CANAUX DE NAVIGATION, Crrà XVïïL

mais cette priíe d’eau n a pas été exécutée, Sc íaqueduc est devenu inutile ; lessources remplissent abondamment le canal pour la navigation la plus suivie.

Les sources abondantes qui se trouvent en cet endroit, d où le coteau de$Tontine t tes a tiré son nom, ont renversé le radier du bassin inférieur; il étoitconstruit en doubles carreaux ; il a fallu reprendre les maçonneries fous œuvre,pour y introduire une charpente, Sc cette écluse n’a plus bougé ; elle a coûté entotal 400 mille livres. Le canal depuis Ion origine à Saint-Orner jufqu’auxFontinettes, a été fait dans une terre mêlée degravier ; les talus s’y maintiennentbien, Sc les eaux s’y perdent peu.

Au-dessus des Fontinettes le canal est de niveau jusques à Aire, Sc à la Lys ;mais il a fallu faire un déblai considérable, íùr-tout depuis les Fontinettes jus*qu’au village de Waldreck : c’est à 150 toises de ces sas accoliés queíè trou-*ve le plus grand déblai. La profondeur du canal depuis le fond de l’eaujusquau niveau de la terre est de 37 pieds ; fa largeur au même endroit, me-surée d’un bord à l’autre de 214 pieds, réduite à 30 pieds dans le fond;les remblais qu’a produit cette excavation ont 31 pieds de hauteur perpendi-culaire ,212 pieds de largeur à la base , & 122 pieds auíòmmet. On a trouvéen général dans les fouilles de Ce canal, une terre forte mêlée de gravier;1 épaisseur de cette terre varioit de 3 à iy pieds. Entre le pont de Campagne& les Fontinettes, on a trouvé au-dessous de cette terre, une autre terre bleuâ-tre Sc grasse, les Ouvriers la manœuvroient difficilement ; quand elle étoitmouillée, elle glissoit íùr son lit; séchée, elle tomboit en poussière. On a trouvéauffi aux environs des Fontinettes un íàble blanc, fin & ferré très-étroite-ment : à la fondation des écluses ^ les palplanches íàbottées, ferrées, frappéespar de forts moutons, ne pouvoient le pénétrer ; ce fable, quand il étoitmouillé ou qu’il avoit du jour , couloit avec l’eau.

Par*tou.t où les talus ont coupé ou Cette glaise ou ce fable, 011 â toujourseu des ébouiemens , & le canal íè fermoit íouvent par la jonction de íès deuxcôtés ; les remblais n’étoient pas aíîez éloignés dans ces commencemens, & lepoids qu’ils occasionnoient, pouvoit être une cause de ces ébouiemens. Quandon a repris les travaux en 1768, ils étoient si considérables, qu’on ne remar-quoit aucune forme de canal ; on íe contenta alors d’ôter les terres qui s’étoientavancées ; on rechargea par le haut les parties qui étoient baissées ; on crut quele tout prendroit de la consistance Sc de la fermeté ; mais comme on vit qu’ilne íùffifoit pas de couper les terres à meíùre qu elles s’avançoìent, on alla jus-qu’à la source du mal; on ôta cette terre qu’on avoit reconnu n’avoir pas deliaison, Sc même toute celle qui avoit fait le moindre mouvement, & on laremplaça par du gravier pur dans lequel les talus tenoient mieux. Gn étoitsouvent dans la nécessité daller chercher ce gravier bien loin, & de le rem-placer par la mauvaise terre : cette manœuvre sur à-peu-près 300 toises delongueur,a coûté plus de y00 mille francs, mais a parfaitement réussi; on aauffi éloigné les remblais.

Dans les parties qui font aux environs de Blaringhem, on a trouvé uneterre légère, mêlée de fable, remplie de petites sources, Sc qui s’ébouloit tres-

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