.Administration
des canaux.
CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XVIILde Nieuwe-Grift 3 où l’on voit le canal dans toute la perfection qu on eípároiC<le lui donner, si les Hollandais n’y euflent pas mis de si fortes oppositions ;mais on finit par l’abandonner la même année ; c’étoit l’effet naturel de l’acti-vité des Hollandois, & de l’inertie de la nation à qui ce canal devoit être leplus avantageux ; l’on n’en voit plus que les restes actuellement.
6^9. On fit dans le dernier siècle un grand nombre d’autres canaux dansles Pays-Bas Autrichiens ou François ; mais la situation des lieux invitoit telle-ment à de pareilles constructions qu’on ne sauroit les regarder comme unechose extraordinaire, ou comparable avec le canal de Languedoc ou le canalde Bourgogne , dont on s’occupe en France actuellement ; là on íuivoit i’in-dication de la nature, ici elle est forcée asservir les besoins des hommes,par les reíîources de sart Sc les prodiges de l’industrie Sc du travail.
Dans les Pays-Bas Autrichiens, l’on a laissé toute l’administration des canauxaux Etats de chaque Province. Dans l’origine ils furent autorisés à emprun-ter, ou ce qu’ils appellent faire la levée de tous les fonds néceíïàires , pour la-dépense, le remboursement des capitaux, Sc le paiement des rentes, soit àperpétuité, soit viagères ; les premières à trois Sc demi Sc à quatre pourcent; les secondes à sept Sc tout au plus à huit pour cent, surent aísignéesfur les droits d’importation , feulement à raison d’un demi pour cent de leurvaleur. Les Etats du pays ont leurs Officiers Sc Commis préposés à la per-ception des droits, ceux-ci n’en rendent compte qu’aux Députés des Etatspour cette partie; le Gouvernement Autrichien ignore même quelle est la dé-pense de la construction Sc de l’entretien des canaux. Les difficultés qui survien-nent à cet égard, font portées devant les Officiers municipaux des villes, Scpar appel au Conseil provincial des Etats.
Au contraire, des travaux entrepris en France par des Compagnies particu-lières, n ont jamais réussi qu’avec de grands secours du Gouvernement ; quel-ques-uns ont été abandonnés faute de ces secours ; l’entretien des ouvrages parles Compagnies a été si mal fait, que quelques-unes y ont renoncé ; le canalde Picardie, malgré l’octroi dont jouissoient les Propriétaires, avoit été íùr lepoint d’être abandonné, avant que le Roi en eût fait l’acquisition, comme nouslavons vu.
Canaux de Hoi- 66 o. Dans les Provinces-Unies , Sc íìir-tout dans celle de Hollande, il ya tant de canaux qu’il seroit impossible Sc inutile d’en entreprendre la des-cription ; la situation basse â marécageuse de ces Provinces exigeoit qu’onen fît pour le dessèchement des campagnes, Sc l’on en a profité avec intelli-gence pour la navigation Sc le commerce.
Commençons par i’Escaut, qui sépare les Provinces-Unies de celles que nousvenons de parcourir. La branche gauche méridionale ou occidentale de i’Es-caut , appellée Hont , au midi de Ulissingen ou Flessingue, est regardée par plu-sieurs Auteurs, comme étant le canal de l’Empereur Othon, ( 6 ^ 6 ). Meyer, àlan 949 le dit formellement; Alting au mot Foffa Othonis , Sc Boxhorn fontdu meme sentiment ; mais en 1727 dans un écrit intitulé, Déduction du droitdes Etats de Z èlandefur le Hoofdplaet , on réfuta cette opinion, Sc l’on prouva
que
lande.