fc% CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XVIIÏ.
Les habitans de Londres ont demandé en 1774, un canal pour joindre la Ta-mise Sc la Lena ; on en a proposé un entre Selbi près d’Yorck, Sc Leeds , quiest 12000 toises plus àl’Occident; mais il a été rejetté.
Voyez l’ouvrage intitulé : A six months tour , trougk the north of Englandhy Arthur Young. 1770, 4 vol. 8°, Sc la Dissertation Allemande de Beckmann,de Gotingue, Phyfikal und Œconomischer tíibliothek. T. II,cités par M. Oberlin.
j06. En Ecoíse , du côté de Glaskow, les deux mers du Levant Sc duCouchant s enfoncent tellement dans les terres, qu elles ne laissent qu un isthmede quelques lieues pour passer d un golfe à l’autre. Les rivières de Forth Scde Clyd , qui se jettent dans les deux golfes,, peuvent rendre plus facile laconstruction d un canal navigable , qui épargneroit le long & dangereux cir-cuit des côtes Septentrionales : on s’en occupe actuellement.
707. En Irlande, on prolonge de plus en plus , dans les parties intérieuresdu Royaume, la navigation de la rivière de Shennon ou Shannon, qui traversepresque llrlande par le milieu.
CHAPITRE XIX.
t)es Canaux ìe SuìJJe , d*Allemagne, de Pologne SC de Suède .
Il y a dans les vastes contrées de i’Âllemagne un grand nombre de petitscanaux , íur lesquels on 'peut coníulter la Géographie de Busehing, qui esttrès-exácte poUr ce qui concerne l’Allemagne. Nous ne parlerons que desprincipaux* Sc nous commencerons cette notice par un canal commencé dansla Suiíse depuis long-temps, Sc qui pourroit donner lieu à une grande Sc im-portante communication du Rhône avec le Rhin, Sc de f Allemagne avec le midide la France.
708. Le canal d’Ëntre-Roche près d’Yverdon, a été Commencé en 1637 parune Société Hollandoise à laquelle se joignirent plusieurs Seigneurs de Berne,Sc quelques Particuliers de Genève , fous f inspection d’Elie du Piestis-Gouret,Gentilhomme François de la Baíse-Bretagne* comme on le voit par i’octroi deLL. EE. de Berne du 10 Février 1637 ; Sc cette famille des du Pleísis postedéencore aujourd’hui une partie de ce canal ; M. Morlot en póísède la plus grandepartie, & la République en tire une rétribution. On le rendit navigable jusequ’au-destòus de Costonay, à environ 12 milles d’Yverdon ; mais dès l’année1700, les Propriétaires voyant que la France ne faiseit rien de sen côté pourétendre la communication, manquant de fonds, Sc étant rebutés par les em*barras que ce travail leur donnoit, abandonnèrent insensiblement la partie dece canal la plus éloignée d’Yverdon, depuis Entre-Roche jufqu’au port seusGossonay, fur une longueur d’environ cinq milles. Dans cette partie abandon-née , que l’on pourroit aisément réparer, il y a des ouvrages dignes des anciensRomains, parleur beauté & leur solidité.
709. Ce canal ne sert donc plus maintenant que depuis Entre-Roche julqu'àYverdon, ce qui fait un eípace de 8 à 9 milles, ou de trois grandes lieues. Il a
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