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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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RUSSIE , TURQUIE. y 27

Sélim étant en guerre avec les Persans, fut effrayé de la disseulté de pé-nétrer aux Places fortes , & d'y faire transporter les munitions nécessaires deguerre de bouche, ce qui avoir occasionné à ses prédécesseurs des pertesdarmées nombreuses-; pour prévenir ces obstacles, il envoya des troupes quipassèrent la mer Noire pour aller à Kiefe ou Cassa ; il ordonna au KanCrimée de prendre des Ouvriers de toutes les Tribus Tartares, detablir destentes près du fleuve Estel ( Slha ou Wolga ), dans un endroit qui n est éloignédu Teri » ( Don ou Tanais) que de cinq mille toises , & de réunir ces deuxfleuves par un canal ; par-la il eíperoit de faire paster lès vaisseaux de la mer Noirepar Teri & Estel jusques dans la mer Caspienne; les Persans n y avoient aucuneflotte; ainsi en conduisant une armée nombreuse à Shirvan, il pouvoit subjugue}*aisément toute la Perle. Mais Kan avoit a peine fait le tiers de ce canal , queies pluies continuelles, le froid, les ouragans» le défaut de vivres firent périrun grand nombre de Travailleurs, & obligèrent le Kan de renoncer ai entre-prise. Incrément a aulœ Othmanicœ » Sec.

M. Mulier, dans le second vol. de son recueil de f Histoire de Russe, donneUne autre raison de cette interruption du canal entre le Don 8e le Wolga : plusla communication des deux mers étoit avantageuse aux TurCs, plus elle de-plaiíbit au vaillant Czar Iwan. Wasiíewitz, (JeanBasilide); ileraignoit qu on necommençât par attaquer Astracan» parce que les Turcs parloient daller aveçleur flotte dans la mer Caspienne Se à Shirvan, il étoit nécessaire avant tout,quils íè rendissent maîtres dAstracan. Il importoit âuffi au Czar, que le Turcne subjuguât pas la Perse » cette conquête lauroit rendu trop puissant, 8c redou-table Czar même. En conséquence, ies Russes renforcés par leurs Cosaques,«avancèrent pour arrêter les travailleurs, Se ne leur donnèrent aucun relâche quilsne les eussent forcés dabandonner cette, entreprise, lorsqu il n y avoir qu a peinele tiers de fouvrage défait. LEcrivain de fHistoire Turque » suivi par le PrinceCantemir, ne parle point de cet obstacle apporte par le Czar; il attribue la disscontinuation des travaux, à la pluie» au froid, a la faim » à la dyssentçrie, Sec.

758. Quoique Pierre le Grand n ait pas terminé la communication dont nousVenons de parler , il en fit cependant une équivalente en réunifiant le Wo~ronesch » qui se jette dans le Don avec la Riassa, qui tombe dans le Wolga au-près de Rzew, Rzewa, ou Riaesk » par un canal construit à cet effet dans leVorònesch , dont il verse les eaux dans la Riassa ; Se comme ce dernier fleuvese décharge dans le Roka, Se celui-ci dans fOcca ou Oka, dans lequel se jettele Kliasma » qui vient dauprès de Moskou » ón petit par la Moska ou Mofckuanaviguer de Moscou jusques dans fOcca, & de lOcca dans le Don. Par cemoyen, la Capitale de la Moscovie a un chemin ouvert par eau vers Peters-*bourg Se lOcéan , de Moskow à Clin, Twer, Torschok, Wischna Yolotzka,Chotilova, Chrestitz, Brognitz Se Novogorod. Busching. T. II, pag. 80. Maisie Baron de Strahlenberg dit quon n en fait point duíàge.

7^9. Un autre projet du Czar Pierre I, avoit ete de joindre Tula Se une pe-*tîterivière qui tombe dans le lac Ivan, ou le Donpfend íàíòurce : la Tula se dé-charge dans fOcca, qui reçoit la Moskua» Ce canal a ete commencé pour établie