jCanal de l’Irtis.
J28 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XX.
de même une communication avec la mer Noire; mais il n a pas été confiraiten entier.
760. Pierre I avoit commencé à ouvrir un canal du lac Onega juíqu’au lacBlanc , Belo-Osero , qui a yo wersts de longueur, Sc qui est situé à 60 de-grés de latitude Sc 55 de longitude , par le moyen des fleuves Wytegra ou Wi-tigor Sc Kowsoha ou Koef, Busching II , 83 ; on voit en effet dans la Carte desGouvernemens de Pétersbourg & dê Novogrodpar Schmidt, un canal qui jointle lac de Ladoga Sc la mer Baltique avec le lac Blanc ; mais il n’en fut plusquestion après la mort de ce Prince. Strahlemberg. T. I , pag. 40.
On voit dans Busching , que les marchandises qui passent du Wolga dans laSchoxna Sc le Belo-Osero en remontant la Kowscha, parcourent 10 werstspar terre , Sc traversent ensuite les lacs de Witegor à Onega, ou bien passentpar la Sîir Sc le lac de Ladoga. T. II, p, 168.
761. On voit aussi dans la même Carte de Schmidt un canal de Ligow prèsde Pétersbourg.
762. Il y a dans la Sibérie ou Russie Asiatique, un canal qui fut creusé en1584 par Jermack, & dont personne n’a parlé, que M. Muller dans son Recueilde l’Histoire de Russie. Vers l’embouchure du fleuve Waga ou Wagai, l’Irtisohou Irtis faisoit un grand contour appellé Wagaiskaia ou Wagiskaia , qu’onpouvoit éviter en faisant par terre un chemin assez court ; il résolut d’y creuserun canal pour éviter à 1 avenir ce long détour. On ne peut douter que ce canalnaît été sait par les ordres de Jermack, car on 1 appelle encore aujourd’hui, Pe-xecop Jermakowa, & en langue Tartare Teskar; il est de la longueur duneWerst, Sí épargne un contour six fois plus long, où M. Muller a observé lui-même qu’il ne passe qué peu d eau , le fleuve coulant depuis long-temps par lecanal, qui semble actuellement être le véritable lit de l’Irtis, plutôt qu’un ca-nal artificiel. On voit aux environs du canal, vers le midi, sor une grande plaine*une colline assez considérable qui a 60 pieds de hauteur ; elle est escarpée Sca bien 180 pieds de diamètre au sommet; il paroît manifeste que cette éléva-tion n est point naturelle, Sc quelle a été formée par les déblais qu’on y a trans-portés en creusant le canal. Muller, SammL RuJJìfcher Geschichten. T. VI,pag. 365.
M. de Domasehnew , Directeur de l’Académie des Sciences de Pétersbourg,a eu la complaisance de faire rédiger une description plus étendue Sc plus com-plète des canaux de Russie; elle ne m’est point encore parvenue au momentoù ceci s’imprime (Mars 1778) 3 mais j’efpère en procurer la publication , dequelque manière que ce soit.
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