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Des canaux de navigation, et spécialement du Canal de Languedoc / par ... de la Lande
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5ZL CANAUX DE NAVIGATION Ckap. XXL

de Naurouse, dans le canal de Languedoc. Le canal traversé une p artie de làProvince de Pe kim , eníuite toute celle de Xan tum ; Sc après qu il est entrédans Celle de Nan kim, il fè décharge dans cette grande Sc rapide rivière,que les Chinois appellent fleuve Jaune, Hôang ou Honan. On navigue prèsde deux journées íur le Fleuve Jaune, & l'on entre dans une autre rivière qu’onremonte environ 400 toiíès , au bout desquellesòn trouve un canal que les Chinoisont Ouvert íur la rive méridionale de cette dernière rivière , Sc qui coule versla ville de Houi ngam. Il pafle eníuite par beaucoup de villes Sc de bourgs,jusqu à ce qu’il arrive à la ville de Yam cheu ou Yang tcheou, le plus fameuxport de l’Empire. Peu après le canal tombe dans le fleuve Kiam, à une grandejournée de la ville de Nan kim ou Nanking. Le même Auteur parle de 72,écluses pour retenir leau, mais dont plusieurs ne so passent qu'avec beaucoupde peine Sc de danger : nous en parlerons dans un moment. ( Nouvelle relationde la Chine, par le P. de Magaillans. Paris 1688 , 4°, pag. iqqéè suivantes).Dans l'A tlas de la Chine (du P. Martini) cité par le P. Kirker dans íà Chineilluflre'e , on trouve quelques détails de plus íùr le canal qu’ii appelle Jun, Sífuries pertuis*

76p. La Province de Quantung, dìt-il, est une des plus remarquables de îàChine ; elle abonde en toutes choies, parce que le fleuve Jun y apporte beau-coup de richefles, àla faveur d’un canal très-célèbre, qui apporte les marchan-dises à Pékin , de toutes les parties de i'Empire. Ce canal commencé près de laville de Socien, qui est située íur le bord du fleuve Jaune, c’est-là où viennentles navires de toutes fortes; ils entrent dans cette rivière artificielle, s’en vont àPékin ou est la Cour , Sc entrent après dans le fleuve Jun^ pour prendre leurroute vers Cining , Sc delà à la ville de Lincing, où le grand fleuve Quel sejette dans le canal. Comme l'eau est fort baise en certains endroits, Sc qu’ellèn a pas assez de force pour porter de grands navires, on y a fait faire plus de 40chaussées que j ai comptées, dit le P. Martini, bâties de très-belles pierres detaille Sc très-bien cimentées. On a laiíîe une porte à chacune pour le paíïàgedes navires ; ces mêmes portes sont faites avec des ais très-forts Sc très-épais ,asm quelles puissent mieux retenir seau. Quand les navires doivent passer , onne fait que les fermer, âsin que l’eau élevant les navires, ceux qui íont attachésaux roues Sc aux machines, ayent plus de facilité pour tirer les vaíflèáux decette première chauíîee, Sc les faire entrer dans la seconde ; Sc ainsi des autres.Les personnes qui ont soin de ces digues, ne souffrent point du tout que l'eause dissipe, ni quelle coule pour d’autres objets ; ils prennent grand soin de laconserver dans le grand étang , pour s’en servir au besoin. C’est une merveillede voir que dans un fort petit eípace de pays, il y ait pour le moins huit chauf-fées admirables, qui sont comme des degrés, les unes au-deíïus des autres , ( lesChinois les appellent Tungpa ) elles sont remplies par l’eau qui vient de ceslieux élevés, avec une impétuosité íùrprenante, Sc íe rend dans ces digues quirésistent à leurs efforts, étant extraordinairement épaisses. Les navires arrivésdans ce lac, le íùivent dans des eípèces de canaux faits à la main, dont les bordssont fortifiés par des murailles de pierres de taille, assez élevées pour garantir

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