CANAUX ANCIENS EN AFRIQUE. -Père Brotier qui ne parloir pas de Péiuse, mais du canal Pélusiaque à la hauteurde Phacusa, comme le Pere Sicard la reconnu fur les lieux. Cest d après luique M. dAnville a très-bien marqué le commencement & le cours de cecanal ' dans fa carte d’Egypte.
805. Ceux qui font cités pour avoir mis la main à ce grand ouvrage sontSéfostns , Pfammiticus , Nécus & Darius. Mais soit que Ptolémée-Philadelpheétant venu le dernier, ait effacé la gloire de fes prédécesseurs , soit qu’en effetil y ait plus travaillé qu aucun autre, cest lui principalement qui passe pour êtrefauteur du canal de la mer Rouge. Ce Prince qui aimoit les arts & j es sciencesest regardé comme le restaurateur du commerce Sc de la navigation de Í’Ë-gypte. II savoir quelles richesses f Arabie fournissoit : d ailleurs cette contrée neíe bornoit pas au golfe Arabique , elle en occupoit fune & i’autre rive & i e «.peuples qui habitoient les bords du Nil depuis Syene jusqu à Méroé , étoientréputés Arabes ; ce fut fans doute pour lier un commerce utile entre ces deuxnations que Ptolémée-Philadelphe joignit le Nil à la mer rouge , ou qssilrépara f ancienne communication qui avoir été pratiquée avant lui.
800. Un des oostacles que ion trouvoit à cette communication , étoit lacrainte que leau de la mer une fois mêlée avec celle du Nil, qui étoit lafeule en usage, ne vînt à la corrompre. (Pline VI. 29.). Quant à inondationqui pouvoir être caufee par la hauteur de la mer Rouge , Strabon assure qifelDne pouvoir avoir lieu, (L. XVII.) & que la crainte que son en avoir étoitchimérique, parce que la mer Rouge n étoit point élevée au-dessus de l’Egypte,comme on le prétendoit. Quelques Physiciens modernes ont même voulule prouver par des argumens physiques. Tel est le Père Fournier dans son Hydro-graphie, 1543. pag. 77; , qui observe que les eaux de toutes les mers quicommuniquent entr elles font de niveau , & Riccioli dans son AlmagesteL. I. pag, 728. Archimède savoir déja prouvé; Sc cela feroit vrai fans exception 'fi d ailleurs la nature des eaux étoit la même, Sc fi les vents , les courons*
Sc les marées n y apportoient pas une différence. Erastothène nioit que l’on pfocomprendre les mers dans la proposition générale d’Archimède, fur le niveaude toutes les eaux du globe, & il foutenoit que les eaux du golfe de Co-rinthe avoient plus d élévation que celles du port de Centhrée à i’opposite. Ona cru que vers Lstme de Panama, il y avoit une grande différence de niveauentre la mer Pacifique Sc le golle du Mexique, & l’on voit dans le détroit deGibraltar des courans perpétuels qui annoncent le défaut d’équilibre Sc de ni-veau ; ainsi la mer Rouge pourroit être plus élevée que la Méditerannée par l aforce des vents généraux de la mer des Indes, & du vent d’Est qui souffle tou-jours dans ía Zone Torride, qui pousse les eaux d’Orient en Occident, Sc peutles soutenir au fond d’un golfe aussi long Sc dont issue est aussi étroite. D’aii-leurs la mer Rouge s’élève quelquefois subitement à des hauteurs extraordinairesCe fut apparemment pour prévenir ces accidens que Ptolémée-Philadelphe fitconstruire des espèces de digues, par le moyen defquelles il empêchait les eauxde fe porter avec trop d’impétuofité dans le canal ; mais il eût été facile d’ouvrirîe canal de mamere à ne courir aucun risque. Au reste il paroît prouvé que le
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Terwine'e pa rPcoléniée *- Plúia-delphe»