On le rétablit versl’an 640.
^ CANAUX DE NAVIGATION , Chap. XXII.li rapporte les deux opinions à peu près en ces termes. Ceux qui admettentîrois canaux distinguent d’abord celui de Darius,tiré des montagnes de Memphissept à 8 milles au-deíîus de Babylone jusqu à Patumos, Si delà vêts le Midijusqu à la mer Rouge ; il ne se trouve représenté dans aucun Auteur, quoiquefort bien décrit par Hérodote ; on l’a confondu avec celui de Ptolémée & deTrajan, quoiqu’il en paroisse fort différent ; les montagnes dont ce canal devoirsuivre la chaîne se voient très-bien dans la carte de Pococke & dans celle deM. d’Anville : les quatre journées de chemin qu’Hérodote donne à ce canaloccupent environ un degré & demi íiir la carte , ou 85 mille toiles.
Le second canal est celui de Ptolémée qui alioit de Phacuíà aux fontainesamères , qu’on prend pour le lac Sheii, & delà à la mer Rouge vers Suésou Arfinoé. Ce canal dut être comblé vers la fin du règne des Ptolémées,voilà pourquoi Cléopâtre songeoit à faire transporter ses vaisseaux par terre ,au travers de l’isthme. Plut . in Anton. Dio Cajs. L. 51. Ce canal est représentésous le nom des Ptolémées par Ortelius, Cluvier , Cellarius, Kœhlêr, &c.
Le troisième canal est celui de Trajan ou d’Hadrien qui alioit de Babylone oudu Caire par Héroopolis jusqu à la mer Rouge ; il est difficile de savoir s’ilalioit directement au Levant ou si c’étoit un rétablissement du canal de Dariusou de celui de Ptolémée ; les Auteurs ci-deíîus croient qu’il alioit droit à lamer Rouge, & la carte de Pococke présente en effet une chaîne de montagnesdans cette direction ; mais il est plus facile de croire que c’étoit l’ancien canal.M. Oberlin, p. 4< 5 .
Mais au lieu de mettre Héroopolis fur la mer Rouge,M. d’Anville , qui ladéplace , croît que Darius fit creuser le canal qui va aujourd'hui du Nil par Ba-bylone vers Pharbaethum ou Beibéis,& qu’on appelle Khalitz-Abu-Meneggi,&qu’il le porta sinon à la mer Rouge du moins jusqu’à Patumos ou Héroopolis,& aux lacs amers. Ptolémée tira ensuite une autre branche un peu plus bas versPhacuíà qui amena les eaux du Nil dans le canal de Darius jusqu’à Héroopo-lis & delà jusqu’à Arsinoé sur la mer Rouge. M. Oberlin n’entreprend pas dedécider entre ces deux avis ; nous imiterons ion exemple. On volt ce canal.de80 milles de long fur la carte de l’Egypte ancienne , dans la Géographieancienne de M. d’Anville. V. M. Huet dans ion commentaire fur la navigationde Salomon, c. 1. art. ( 5 , 1 ’Histoire de l’Académie des Sciences de 1702.'Le7 e tome des Lettres édifiantes où se trouve une lettre du Père Sicard du 2Juin 172.3. M. Rollin, Hist. anc. T.*I. Le Père Broder dans íà nouvelle édi-dition de Tacite, T. V. p. 221. & 424. L’Histoire générale des Voyages,T. IL in-i 2. M. Oberlin, pages 39 & suiv.
814. A peine reste-t-il actuellement des vestiges de cette ancienne commu-nication des deux mers ; & le commerce de l’Egypte à la mer Rouge ne sefait plus que par terre. Cependant Omar ayant conquis la Perse, la Syrie, l’E-gypte vers l’an 640, & voulant envoyer des bleds d’Egypte à Médine où il yavoitune famine, ion Général Amri fit tirer un canal depuis le Nil jusqu’à la merRouge au port de Colzume , où Clysma des anciens sElmacïn , Hijl. des Sar-rasins . L. I. C. 3. ) Il íèmbie qu’on en voit des vestiges dans Pococke qui re-
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