572 CANAUX DE NAVIGATION, Chap. XXIV.
que luidonne Polybe, c’est-à-dire Padiia qui est le Padusa de Pline Sc P olanegu Olane. Mais outre cela, on avoir tiré du Pô, au-dessus de l’endroit où il sedivise en deux branches , un grand canal nommé Fojsa Phihflina , & qui seséparait en deux autres canaux par lesquels il étoit conduit dans la mer. Celuiqui étoit le plus au Nord s’appelloit FoJ/îones Philijlinœ , A le plus méridionalétoit connu fous le nom de Fojsa Carbonaria. UAtkefis ÔC le Togijonus se joi-gnoient encore, selon Pline, à ces deux canaux & formoient le port voisin nom-mé Brundulus ; de même que les deux fleuves appeilés Medoacus major Sc Me-doacus minor dont nous avons parlé (616) formoient,avec le canal nommé FojsaClodia,ìe port d’Edron. Le Pô communiquent, suivant Pline, avec tous ces fleuvesSc canaux, par lesquels il se déchargerait & sormoit une figure à peu près sem-blable -au Delta du NiL
828. La dernière branche dérivée du Pô par un canal étoit donc celle quel’on appelloit Fojsiones Philijlinœ , laquelle étant jointe au fleuve Tartarus ( quil’étoit lui-même à ÏAthefis ) se rendoit dans la mer par la même embouchure :ce qui a fait appeller indistinctement le Tartaro Fojsiones Philijlinœ , parce quece canal y aboutissait. L’embouchure appartenok cependant véritablement auiTartaro.
Canal d 5 Augusteá Ravenne,
Le canal nommé par Pline Fojsa Clodia , qui sormoit avec le Medoacusminor le port d’Edron, étoitvéritablement cette branche qui partoit du Me-doacus minor , Sc qui après avoir traversé les marais se rendoit auprès d’un lieufameux qui en rirait anciennement ion nom ,Sc qui -semble savoir retenu jusqu aprésent, puisqu on lappelle Chiozza. ( Cluver. Italia Antiqua. )
II y a volt mcore , suivant Cluvier, un canal nommé Fojsa Neroniana , qui étoittiré de la branche du Pô appellé P^olana jusqu’au canal ou Fnjsa Carbonaria , &qui est encore navigable depuis Hadrianum-, aujourd’hui Ariano,jufqu’aù villageconnu maintenant fous le nom de Porto-di-Goro à l’embouchure du bras appelléPô-di-Arriano ou Pô-di-Goro, qui a environ 12 milles de long depuis le grandPô jusqu’à la mer. Ce canal est marqué dans la belle Carte de M. d’Anville ,Italia antiqua , 1764, V. íà Géographie ancienne abrégée 1769, grand in-folio.
S29. Mais le plus célèbre de tous ces canaux, à cauíè de íòn Auteur Sc de sonutilité, étoit celui que l’on appelloit Fojsa Augufli. Voy. M. le Beau, Hi(l. duBas-Emp. T. VI. p. 3 8p. selon là description de Ravenne par Jornandes, unebranche du Pô,appellée Eofle d’Ascon,baignoir les murailles de Ravenne,du côtédu Septentrion f Empereur Auguste avoir encore fait tirer du même fleuveun canal profond, qui circuloit jusqu’à la mer du côté du Midi, Sc dont Unebranche traveríòit la ville. Pour arriver du côté de la terre, il n’yavoit qu’unechaussée étroite à travers des marais. Mais Cluvier trouve la description deJornandes très-défectueuse : il prétend que le Pô n entrait point dans Ravenneau midi de cette ville ; que le fossé d’Aícon existoit d’abord & étoit tiré du Pô jus-
qu à Ravenne ; qu Auguste ayant enflure établi à quatre milles de cette ville uneRation pour une flotte, qui donna à ce lieu le nom de Clajsis , cet Empereur sitcreuser un nouveau canal, qui partoit de ce fossé d’Ascon, paffoit par la ville deRavenne Sc le fleuve Bedesis 9 Sc alloit porter la quantité d’eau nécessaire pour
l’usagé