Physiques,Mathématiques etBotaniques. 347qui vient ordinairement à mìdy, laquelle nous porta iumouillage.
Pendant qu'on moiiilloic, je fis l’expérience de l'équi-libre des eaux, je trouvai leur poids égal à celuy de l’A-reometre, chargé de 2. onces 3. dragmes 52. grains.
Nous trouvâmes dans la rade de Callao deux NaviresFrançois, dont j’avois déja vu l’un dans la riviere de laPlata , où en partant nous le laissâmes avec tout sonEquipage malade du scorbut, qui luy enleva plus de 50.hommes. Le Capitaine à qui je rendis visite, en passant,m’apprit, qu’étant par la hauteur des Isles Sebaldes , ilavoir rencontré deux Vaisseaux qui le chassèrent un jourentier; ce qui l'avoit obligé de venir en droiture mouil-ler à Callao , pour se mettre cn seureté, n'ayant pas crûl’être dans le Port de la Conception , où il avoir desseindaller pour y prendre des rafraîchissemens, ni dans tousles autres Ports de la côte. II m’apprit aussi les défensesque le Viceroy avoit faites, qu’aucun François descen-dît à terre, Sc que quoy qu’il luy eût rendu les paquetsdu Roy d'Espagne dont on l’avoit chargé partant d’Eu-rope, il avoit eu beaucoup de peine à obtenir la permis-sion d’envoyer le matin au marché son Maître d’Hôtelacheter les provisions donc ils avoient besoin. Cette dé-fense si generale me surprit, je comprenois quelle étoicpour moy comme pour tous les autres; je me flattoiscependant que les Lettres de Monseigneur le Comte dePontchartrain , écrites en ma faveur au Viceroy, pour-roient m’obtenir plus facilement la permission de me dé-barquer. Heureusement pour moy ce Seigneur se trouvacejour-là à Callao, Ville sur le bord de Ja mer, dont jedonnerai dans la fuite le plan Sc la vuë; son Port est pro-
Î jremenc celuy de Lima , qui en est à deux lieues, Sc oùeViceroi se transporte Sc loge dans un magnifique Hô-tel, lors qu’il arrive quelque Navire. Sur les quau e heu-res du soir je descendis à terre , en la compagnie de nô. reCapitaine , pour aller rendre mes Lettres au Viceroi,Sc luy présenter mes respects. Arrivant à son Palais, unGentilhomme nous présenta. La premiere chose quemedemanda le Viceroy, fut, si j'avois un pafle-port du Gou*
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Avril.