17 °9-Aral.
398 Journal des Observationsverneur du lieu d’où je venois -, je lu y répondis , quelayant demandé auGouverneur de Valparaiso , il m’avoitassuré qu’il étoic inutile. Le Viceroy ordonna en mêmetemps au Capitaine qui m’avoit embarqué de le mettreen arrêt ; & me tirant à parc, il me dit qu'il étoit obligéde garder ces formalitez à cause des gens du pays, quin’aimoienc pas naturellement la nation Françoise ,6c quil’accusoient d’avoir trop d’inclination pour elle. Je luyremis en même temps mes Lettres. On ne fera peut-êtrepas fâché de voir icy celle de Monseigneur le Comte dePontchartrain.
LETTRE
DE MONSEIGNEUR LE COMTE
DE PONTCHARTRAIN
AU VICEROY DU PEROU.
Monsieur,
Le Roy ayant permis au Pere Louis FeUillêe , Minime,Tan des Mathématiciens de Sa Majesté , de p aster dans l'A-merique pour continuer les Observations qu’il a déja com-mencé d'y faire ; je ri 1 ai pâ luy refuser ma recommandationauprès de Votre Excellence > en vous priant de l'aider dessecours de votre protection & de vôtre autorité dont il aurabesoin pour remplir son projet avec plus de facilité. Commeil rí’a d'antre objet que celuy de contribuer par son travail a.la perfection des Sciences , fefpere que vous voudrez bien neles luy pas refuser , ni à moy la justice de me croire tres-veri-tablement ,
MONSIEUR,
, >v De Vôtre Excellence ,
Le tres-humble & tres-obéifiant Serviteur „r , Pontchartrain.
A Fontainebleau , Jc 18, Septembre 1707;
Après