PREFACE. xxvij
ímoìn oculaire ; ainsi ils usent plus saintement des charitezqu’ils reçoivent du public , que M. Frczicr ne veut nous faireentendre : il n’est pas ami des Moines , peut-être n’ont-ilspas cté libéraux envers lui.
Dans la page i8s. il nous donne la latitude Méridionalede Lima de n. degrez 6. minutes 2.6. secondes, &: il dit à lamarge :Jelon Peralta dr suivant le Pere Feuillée 11. degrez, r.minute 1 s. secondes dr la longitude Occidentale , nouveau ter-me en Géographie, il la traite ici à contre sens, il revient& continue : ou dijserence de Méridien de Paris 79. degrez.4s. minutes o. seconde s,dr suivant le Pere Feuillée 79. degrez, 9.minutes 30. secondes. II a déja dit dans fa préface, que ces ob-servations furent faites par Dom Pedro Feralta creole de Lima .M. Frezier nous permettra de douter de la réalité de cesobservations ; car lui qui raconte dans fa relation mille ba-gatelles qui ne devroient pas voir le jour, n’auroit pas man-qué de rapporter au long ces observations, &: les maniérésdont Peralta les avoit faites, comme esl’enticlles à son dessein ,puisque!les dévoient lui servir de fondement à toutes sesestimes , qui, selon lui, ont rectifié les longitudes & les la-titudes de toutes les côtes de la mer du Sud. Ce fut ain fiqu’cn usa Dom Alexandre Durand , lorsqu’il m’envoïa sesobservations à Flo ; on le peut voir dans le second tomede mon Journal, page 6)7. où il ne manque que les hau-teurs correspondantes du íoleil, qu’tl avoit prises le matin Ôcle soir pour vérifier son horloge, &: que j’ai cru inutiles derapporter. On va commencer ici à découvrir le sujet pourquoiM. Frezier garde le silence sur les occupations du fie m Ale-xandre , ainíì que je l’ai fait remarquer ci-dessus. Les obser-vations des immeríions Sc des émettions du premier satellitede Jupiter frites par celui-ci, comparées avec les mêmes obser-vations qu’on fit à i’Observatoire ro'ial de Paris , servirentparleur disterence en tems à déterminer la longitude deLima.
M. Frezier persuadé qu'il n’est pas de-son honneur de ci-ter ces observations, dit dans fa préface, que Fobservationde Peralta , fût confrontée avec les tables de M. Cajjmi fourle premier satellite de Jupiter. II parle ici une langue étran-gère qu’on n’entend point en Astronomie ; il devoir expliquerde quelle espece étoit cette observation , fì ce toit quelque
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