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immersion , ou quelque émersion du premier satellite de Ju-piter , ou quelque rencontre de ce satellite avec les autres, ouenfin avec Jupiter ; alors, il auroit pu dire , s’il eût voulu ousçû parler Astronome, non pas confronter , mais comparer avecTimmersion ou l’émcríion ou la rencontre , &c. que le calculfait par les tables de M. Cassini, donne. Je veux faire grâce àM. Frczier, Sc supposer avec lui que l’obscrvation de Feral-ta ait été faite ; la confrontation de cette observation avec letems que le calcul tiré des tables que M. Frczier cite, nousdécouvre justement que Peralta n’y lui, ne font pas au faitde ces matières, puisqu ils ignorent l’un Sc l’autre, que le temsobservé ou le vrai tems des observations, dont je viens de par-ler, ne convient presque jamais avec le tems qui résulte ducalcul par les tables ; mais c’est un secret d’Astronomie , qu'iln’est pas obligé de sçavoir ; il ne devroit donc pas écrire surpareilles matières. Je ne lui reprocherai pas que les tablesdes mouvemens des satellites n’ont pas passé jusqu’au Pérou ,j’aurois grand tort, puisque j’en laiilai une copie écrite à lamain avec leur usage au lìeur Alexandre , Sc lui montrai du-rant mon séjour dans cette ville, la maniéré de s'en servir ; M.Frezicr peut les avoir vues entre les mains du sieur Alexan-dre , Sc non pas entre les mains de Peralta.
Puisqu’il étoit dans le desiein de nous persuader que Peraltaavoir véritablement observé la latitude de Lima , il devoir nousdire avec quel instrument il avoir observé cette latitude, & dequelle maniéré cette observation avoir été faite ; alors il n’yavoir dans tout le Pérou Sc le chilj , autre instrument propre àces fortes d’obfervations, que le quart de cercle que je portai,lequel étoit extrêmement juste ; en partant de la Conception , jele confiai à un de mes amis avec ordre de l’envoïer à Dom Ale-xandre , à qui je l’avois promis à mon départ de Lima ; j’ai ap-pris du depuis qu’il ne le reçût qu’en 1713. fii la prétendueobservation que nous cite M. Frczier a été faite psar ce quartde cercle ( ce que la jalousie qui est entre Peralta Sc Alexan-dre à l’occasion des*progrès que celui-ci avoir fait en Astro-nomie , ne me permet pas de croire ) il est fur qu’on n’a passçû vérifier l’instrument, Sc qu’on a pris les fausses hauteurspour les vraies.
Je ne fçais qui de nous deux, ou M. Frezìer, ou moi amanqué en levant le plan de Lima ; cependant trois mois de