’ P R É L I M I N A IRE.
Ec cet autre principe, que l’Antiquité est inexplicable, si onn’admet qu’elle si t l’ufage le plus fréquent de l’allégorie. te S’il n’y» a rien d’allégorique, dit-on, dans l'Antiquité, on ne comprend» rien à fa religion, à ses usages, à ses monumens ; elle est une>3 énigme indéchiffrable , elle ne mérite aucun respect de notre» part. Son génie allégorique en est - il l’ame ? on commence à» entrevoir quelques lueurs qui présagent une lumière plus abon -» dante , à ceux qui s’avancercnt d’un pas ferme vers la décou-» verte pleine 3c entiere de ce génie. »
Observations & Renia ques.
Un de nos Souscripteurs, Gouverneur d’une Ville de Provin-ce, nous a fait quelques objections fur un de nos principes deGrammaire -, il croit que les Verbes ont un régime qui leur estpropre, qui ne dépend que d'eux, qui n’est point le résultat del’eníemble de la phrase, ôc dont on ne peut rendre raison par au-cun principe général: cels que les Verbes Latins comme docere , quifont suivis de deux accusatifs; les Verbes impersonnels qui ontpour accusatif le mot qui leur sert de nominatif en François; leVerbe petere y demander , suivi de l'ablatifrelativement à la personneà qui l'on demande, tandis qu'en François cette personne répondau datif des Latins : les verbes memini 8c menior fum qui fe font sui-vre , relativement à la chose dont on fe rappelle, le premier, d’unaccusatif, 8e le second du génitif.
Cette objection est une des plus fortes qu’on puiste faire con-tre nos Procédés Grammaticaux, pour ramener toutes les régiesà un petit nombre de principes. On auroit pu même y ajouterun beaucoup plus grand nombre d’exemples, tels que les Verbessudere , étudier ; favert y favoriser, Lee. qui íè font suivre du datif,tandis qu’en François la chose qu’on étudie, la personne qu’on fa-