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Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne considéré dans l'histoire civile, réligieuse et allégorique du calendrier ou almanach / par M. Court de Gébelin
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XVII
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P R É L I M I N A IRE.

Ec cet autre principe, que lAntiquité est inexplicable, si onnadmet quelle si t lufage le plus fréquent de lallégorie. te Sil ny» a rien dallégorique, dit-on, dans l'Antiquité, on ne comprend» rien à fa religion, à ses usages, à ses monumens ; elle est une>3 énigme indéchiffrable , elle ne mérite aucun respect de notre» part. Son génie allégorique en est - il lame ? on commence à» entrevoir quelques lueurs qui présagent une lumière plus abon -» dante , à ceux qui savancercnt dun pas ferme vers la décou-» verte pleine 3c entiere de ce génie. »

Observations & Renia ques.

Un de nos Souscripteurs, Gouverneur dune Ville de Provin-ce, nous a fait quelques objections fur un de nos principes deGrammaire -, il croit que les Verbes ont un régime qui leur estpropre, qui ne dépend que d'eux, qui nest point le résultat deleníemble de la phrase, ôc dont on ne peut rendre raison par au-cun principe général: cels que les Verbes Latins comme docere , quifont suivis de deux accusatifs; les Verbes impersonnels qui ontpour accusatif le mot qui leur sert de nominatif en François; leVerbe petere y demander , suivi de l'ablatifrelativement à la personneà qui l'on demande, tandis qu'en François cette personne répondau datif des Latins : les verbes memini 8c menior fum qui fe font sui-vre , relativement à la chose dont on fe rappelle, le premier, dunaccusatif, 8e le second du génitif.

Cette objection est une des plus fortes quon puiste faire con-tre nos Procédés Grammaticaux, pour ramener toutes les régiesà un petit nombre de principes. On auroit pu même y ajouterun beaucoup plus grand nombre dexemples, tels que les Verbessudere , étudier ; favert y favoriser, Lee. qui íè font suivre du datif,tandis quen François la chose quon étudie, la personne quon fa-