xviij DISCOURS
vorife, s’employent comme s’ils étoient en Latin à l’accuíatif.
Cependant aucun de ces exemples qui ne rentre dans les prin-cipes généraux communs à toutes les langues, dès qu’on les con-sidéré fous leur véritable point de vue. Les Verbes qui ont deuxaccusatifs ne paroiílènt en avoir deux,que parce qu’on a supprimépar ellipse la préposition ai qui gouverne celui qui sert de termi-natif: do are philojophiam Platonem , est pour docere philosophiamai Platonem, précisément comme nous disons enseigner la philoso-phie A Platon.
Les Verbes impersonnels fe construisent comme si nous disionsen François il me fâche de ma faute , vraie ellipse , au lieu de l’idéede ma faute me fâche , 6c comme on dit dans quelques ProvincesM ni ennuie , au lieu de dire je. m'ennuit , expression tres-énergi-que qui peint ce sentiment comme nous venant d’ailleurs, commesi nous étions absolument passifs a son égard; idées que n’offrepoint l’expression je rtiennuie.
Le Verbe petere dans son sens propre ne signifie pas demander,mais aller vers ; ôt dans son sens figuré, chercher , rechercher, requé-rir: dès-lors, il doit s’employer en Latin avec la préposition a 6cavec l’ablatif, tout comme nous disons , requérir de ì je requiersce service de vous, j’éxige ce sacrifice de vous.
Demander signifie au contraire dans son sens propre adresser dela main une invitation, une prlerej il doit donc íe construire né-cessairement en François avec la préposition à.
Studere , favere, signifient au sens propre, le premier, s'attacherà i le second, être doux & agréable à : ils fe mettent donc néces-sairement avec un datif. Nous les avons dénaturés en les chan-geant en Verbes actifs.
Observons que ces mots étoient très-bien choisis pour ex-primer ces idées, Favere tient à FAVUS , rayon de miel 3 c’cít