P R È L I M I H AIRE, xxj
exprimassent les leurs, ni auxquels il put à son tour essayer de faireentendre les siennes.
La parole ou la communication des idées suppose l’exîstencede deux êtres semblables ; tout être seul ne la soupçonnera ja-mais, Ici, l’instruction mutuelle ou les efforts mutuels ont du con-duire sort loin à l’égard de la parole, 1 homme fait, réfléchissant Scvivant en société : telles sont cependant les données d’après iesquel-les seules, on peut calculer ses effets.
Ajoutons quelques observations fournies par une faîne Phy-sique, qui sont voir a combien d’accessoires tient le libre usagede la parole r elles sontd’un ancien Ami, M,B o SC d’Anti c *de l’Acad. de Dijon Lc Correspondant de l'Acad. des Sciences.
« La Salive, dit-H , contribue beaucoup au jeu conve-«nable de l’Instrument vocal ; non-feulement, en humectant» ou lubréfiant les différentes parties dont il est composé, & en» leur donnant par ce moyen plus de souplesse k. plus de volubili-» té j mais aussi en tapiílànt & comblant les interstices des parois53 de la bouche , en les rendant plus unis, plus propres à réfléchirn régulièrement les rayons vocaux. Avec une salive tropépaiflè,» quî se distribue imparfaitement dans la bouche, on articule mal*,» on a peine à parler : c'est par cette raison que les Orateurs &c les■n Chanteurs mettent de te ms en tems des pastilles salines dans la35 bouche , pour exciter la solive. Les personnes attaquées d’une33 fièvre putride , dont la langue est chargée, ont peine ì parler,n Les femmes ont,en général, plus de vo!ubilité,parce que leur fa-»3 live est plus abondante Sc a une plus grande fluidité. Un jeu>3 long-tems continué des cordes vocales ôc de la luette, y cause-33 roit Inflammation , si ces parties n’étçicnc continuellement hu«» mectées par la salive,-