DU CALENDRIER. rz
rcuts ; les prodiges, &c. En forte que ces Fastes, semblables dcs-lors à des Jour-naux & à des Annales , devinrent les Mémoires les plus fîdeles fur le/quelson composa l’Histoire des Romains.
Dans la fuite des tems,les jours de ce Calendrier furent divisés en diversesClasses. Jours destinés au culte des Dieux, ou Fejli ; Jours consacrés au travailmanuel, ou Pro-sejlì ; Jours partagés entre le culte Sc les affaires, ou Inter-cijl ; Jours destinés aux assemblées du Sénat, ou Senatorii ; Jours consacrésaux assemblées du Peuple, ou Comitìales ; Jours propres à la guette, ouPrœliares ; Jours heureux , ou Faujii ; Jours malheureux Sc marqués par descalamités publiques, ou Atri.
On nous a transmis les noms de plusieurs Romains qui s’étoient occupésde l’explication des Fastes ; Hémina, Cl. Quadrigarius , Afranius , Ennius,Pison , Fannius , Liberius ; mais leurs Commentaires étoient secs Sc fansgrâces : auflì difparurent-ils tous devant les Fastes d’OviDE, Poème où fontrépandus à pleines mains les charmes de la versification, les richesses d’uneféconde imagination Sc les opinions des Romains fur l’origine de mille chosesqui les intcressoient, mais par rapport auxquelles leur ignorance fur leurs vraiesorigines ne leur permettoit que des conjectures ausli frivoles que leurs Etymo-logies.
On y voit les causes de toutes les Fêtes, le lever Sc le coucher des Etoilespour chaque mois, les traditions religieuses des Anciens Sc nombre d’autresobjets intéressans. Malheureusement il n’en existe que les six premiers Livres ;Sc l'on doit vivement regretter qu’Ovide n’ait pas achevé cet Ouvrage qui nerenferme que les six premiers mois. Car quoique fes explications portent pres-que toujours à faux, son Poème est très-précieux par les faits & les traditionsqui ne le sont conservées que là , Sc qu’on négligeoit d’autant plus qu’on nepouvoit en àvoir la clé. Auflì ferons-nous un très-grand usage de ces Fastespoétiques.
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