56 HISTOIRE CIVILE
ces qualités. Fricco étoit possesseur d’un énorme Phallus ; Woien avoir tousles symboles de Mars ; & Thor . le sceptre en main, étoit semblable à Jupiter.
Le nom de fFoden tient donc, comme le dit fort bien M. Ihre, ou àl’Anglo-Saxon Wod, fureur, démence, d’où l’Anglois ffood, furieux; ou àl’Efclavon Wopa , Guerre.
Nous retrouvons donc ici les idées de l’Orienr,un Mars ou Hercule dansOdin ; §c un Dieu armé du Phalus dans Fricco , ou une Déesse armée duTl.au, symbole du Phallus dans Frè , la même alors que Vénus. I.’étymologiede Frà est d’ailleurs la même que celle d’^-PHRo -dire, nom de Vénus en Grec,donc nous avons eu occasion de parler dans les Allégories.
Quant à Tir , Mercure, il faut chercher son étymologie dans l’Orient »puisque c’est le même nom que lui donnent les Persans. Ce qui ramène auxLangues Orientales, làns le secours desquelles un Savant qui se privoit volon-tairement de cette ressource, étoit réduit à dire que Tir ou Tis, qu’il pre-noit pour Mars h mal-á-propos , venoit de Mar-tis ; étymologie qui prouvebien à quelle extrémité ses principes lc rcduisoient nécessairement, malgréson excellente Logique,
Le Savant Frïret s’y trompa aussi : il ne vit dans Tir que Mars.
Je vois que Rudbeck ( i ) ne s’y est pas trompé : il met Odens-dag pourle Mardi, (Sc Tis-dag pour le Mercredi.
tz. VI.
Noms des Plane ttes che £ les Grecs.
Les noms des Planettes chez les Grecs correspondoient entierement à ceuxdes Latins & aux nôtres. Us appelloient le Soleil Helios j la Lune, Scierie ; Mars,Harts ; Mercure , Hermès ; Iou, Zeus\ Vénus, Aphro-dite ,1a Déesse desfruits ; & Saturne, Çhronus ou le Tems.
Des Commentateurs ont eu à l’égard de ce Peuple une idée des plus singu-lières : ils s’ctoient imaginé qu’avant Eudoxe , les Grecs ne connoiííoiencqu’une feule Planette, celle de Vénus, dont ils faisoient deux Astres differens,prenant la Vénus du soir pour Hefperus, Sc la Vénus du matin pour Eof-phore , c’est-à-dire, qui amène le jour. Et cela uniquement parce quHomere& Hésiode ne parlent que de Vénus : comme si ces deux Poctes ont parle de
( l ) TOIH. II. p. up.
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