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Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne considéré dans l'histoire civile, réligieuse et allégorique du calendrier ou almanach / par M. Court de Gébelin
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DU CALENDRIER. a 75

année*, mais auíïï pour marquer íà puistànce fur route la Nature, la clé nap-partenant quau Maître.

11 reçoit Saturne ou le Laboureur , qui ne seroit rien fans le Soleil: & sil lereçoit dans le Latium, cest que Lat, qui se prononce Land chez quelques Peu-ples , signifie Pays , Terre , la Terre par excellence ou la Terre cultivée , miseen rapport, que Janus ou le Soleil regarde avec complaisance , quil prendsous protection.

Cest tête qui est fur les monnoies anciennes de PItalie, parce quon nemit dans lorigine fur les monnoies que les portraits des Dieux ; ainsi on mitfur celles dItalie le portrait du Soleil on de Janus qui étoit le plus grand desanciens Dieux de PItalie, comme il étoit le premier dans tout lOrient fous lenom de Bel ou dOsiris, &c.

Si de lautre côté de cette monnoie, on voyoit un vaistèau, c étoit i*. parceque les Anciens faiíòient voyager le Soleil dans un vailfeau.

z°. Parce quun vaistèau étoit P emblème de Pancicnne Rome bâtie fur leTybre & même dans une Isle, dans celle quon appelle aujourdhui lIsle de Sc.Barthelemi.

Ç. IV.

Des Etrennes & des Atonales.

Quant au nom des Etrennes qui nous est venu des Latins , & fur P origineduquel on a bazardé nombre de conjectures, le dérivant les uns de la forêtStrenia lon alloit couper des rameaux pour ce jour- ; les autres, du GrecStrennumi, ou du Latin Strenuo , fortifier ( i ) -, des troisièmes, du mot tres 3trois ( i ), nombre heureux, ou parce quon donne afin quun troisième en fastede même; ce nom, dis-je, parole composé de trois mots Latins qui fe íèroientlégèrement altérés , ejl are anni, qui font relatifs à la piéce de cuivre quon fedonnoit à la fête de Janus, & qui formoient une formule semblable à celle-ci,que ce cuivre íoit dun heureux présage pour (année. Peut-être ce nom étoit-il relatif à un usage qui subsiste encore dans quelques contrées du Nord : on ycouvre les planchers, de paille à la fin de Iannée ; ce qui sappelle en LatinSternere, d on a pu faire Sterna, & puis Strena , comme qui diroit C argentquon donne pour se procurer la paille nécessaire pour la Fête ( ; ).

(O Nonius JYlarcellus. (1} Fcstus-

k ;) On peut consulter lOuvrage dc Jérôme B o SSi u s, intitulé Janotatius fve deStrena , imprimé à Milan en 1615. & réimprimé dans le II. vol. de Sallengre. II cite unPoème de Meisluis fur les Etrennes.

Hist. du Cal. M m