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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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Discoursa spéculations abstraites du Calcul, de la Géométrie, demonoe S lAstronomie, de la Métaphysique. Cest aussi de ce principemal entendu ou mal appliqué, que sont nées la licence dansles opinions, les abus du pouvoir, les vexations, les injusticesqui ont dabord révolté Sc ensuite dépravé les hommes; qui,en isolant les intérêts particuliers de Fintérêt général, a enfinouvert la porte à ce déluge de crimes Sc de misères, dontla Terre fut toujours, pour ainfi dire, inondée.

Après avoir jeté ce coup-dœil rapide fur les effets heureuxSc malheureux de 1 amour de foi, considérons maintenant cequil a fait faire dans tous les temps aux hommes, sur-tout cequil leur a sait inventer Si exécuter, soit que les Monumensqui nous restent, aient eu pour objet Futilité publique, ousimplement la satisfaction de Famour propre de leurs auteurs.

Lhistoire des temps antérieurs au déluge , fournit peudobjets à notre curiosité, Si de matières à nos recherches.Moïse a supprimé tous les détails, & n a rapporté que lesfaits dont il nous importoit le plus dêtre instruits; le resteest pour nous dune impénétrable obscurité, &, quel quefût le'tat du genre humain avant cette catastrophe affreuse,il doit peu nous intérester. Si les ravages quelíe opéra furnotre planète, en ont altéré le fond & la face, la dispersiondes enfans de Noë na pas fait de moindres changemens dansles árts qui existèrent avant le déluge. La mémoire desconnoiffances antérieures à ce terrible fléau, Sc que la cons-truction de FArche suppose , ayant été, sinon totalementperdue , du moins extrêmement altérée Sc obscurcie par ladispersion de la postérité de ce patriarche. II est constantque ce qui sen conserva sut le partage des nations qui íèfixèrent les premières dans le pays ou tes environs du pays FArche sarrêta. On n en sauroit douter, lorsqu on voit