SUR LES MONUMENS . z
toutes les découvertes utiles sortir des régions habitées paríes premières familles, Sí être ïe centre commun d’où ellesse répandirent ensuite de proche en proche dans toutesíes parties de FUnivers qui purent avoir entre elles quelquecommunication.
En'êffet, tous Ies peuples qui font restés isolés, commetous les navigateurs anciens & modernes nous ì’apprennentchaque jour, ont été trouvés tels que FAntiquité nous peintceux des premiers âges du Monde.
Le genre humain, reproduit par un petit nombre d indi-vidus échappés au naufrage général qui venoit de Fengloutir,se multiplie íì prodigieusement dans ïe cours de cent vingtans, que Feípace qui ïe contient, va bientôt cesser de suffireà ses besoins. Déjà le père commun a marqué à chacun deses trois fils le partage de leur postérité : quel Monarqueeut jamais un fi riche héritage à partager! Noë dispose duglobe entier en souverain absolu.
Vers la naissance de Phaîeg, c’est-à-dire, cent cinquanteans environ après ïe déluge a , la nécessité de pourvoir àleur subsistance, obligeoit déjà íes nouveaux habitans de laTerre à s’éloigner Ies uns des autres. La crainte de se perdresans retour, Ies engagea à prendre des précautions capablesde prévenir ce qu’ils regardoient comme le plus grand desmalheurs pour eux.
Dans cette vue, iïs résolurent de bâtir une ville & unetour dont la hauteur & la solidité sussent un signal durable quiies ramenât à ce centre dont ils ne vouloient point s’écarter b .Car d’imaginer, comme Font pensé plusieurs auteurs, qu’ilsprétendissent se soustraire par-ïà aux vengeances du Seigneur,cela ne paroît nullement probable.
Quoi qu il en soit de leurs motifs, fur lesquels FEcriture
i. ers ÂGES
PU MONDE.
ASSYRIE »
a SamuelBochan in,Phaleg.
B Genef.cap. II,V. -f.