SUR L JE S MONVMENS. y
au joug diverses espèces, ct les associer à ses travaux. II détruitou écarte les frètes féroces en pliant à son usage les métauxmême les plus inflexibles. Les Arts, dont les principes fon-damentaux s etoient conservés, augmentent en nombre ct enperfection; & du besoin satisfait, on paste bientôt aux com-modités, ct presque auflì rapidement aux recherches du luxe.
L autorité politique s établit peu à peu fur les conventionstacites, qui surent la base des premières sociétés; conventionsqui durent leur origine aux sentimens d équité gravés par leCréateur dans tous les cœurs, & qui appellent les remords,lorsque nous sermons l’oreilíe à leur voix, ou que nous agiísonscontre leurs salutaires impressions.
Le Monarque bâtit des villes pour assurer sa puiíïànce,fixer & unir entre eux ses nouveaux sujets. Ce n’efl pointce Tyran farouche & superbe que nous peint Joseph *.L’Ecriture ne dit point que la violence ait sondé sautoritéde Nembrod. C'efl un homme de courage, que ía recon-noiísance & sestime de ses concitoyens appellent à shonneurde les gouverner; comme à une date bien postérieure, lesMèdes en proie à tous les désordres de l’anarchie, forcentDejocès leur arbitre à devenir leur Roi.
Le premier fruit de rétablissement des sociétés fixes ctpolicées, est la perfection des Arts connus, ou finvemionde nouveaux. La néceíïìté, le premier maître de Fhomme,í’excite, Inexpérience l’éclaire, ses sautes même ímstruiíent.On franchit les montagnes & les précipices, on traverse lesfleuves rapides, & bientôt les mers même ne seront plusun obstacle pour fa curiosité ou son ambition.
On forme des enceintes autour des villes pour assurer lerepos de leurs habitans contre toute eípèce d’attaques; onbâtit dans les plaines de la Chaldée des maisons pour les
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I. ers AG ES
DU MONDE.
ASSYRIE.
* Joseph.Antiq.lib, I,cap. 4.