i. ers Âges
DU MONDE.
ASSYRIE.
* Genes.cap.X,v. i o,11 & / 2 .
6 D r s c o u r s
particuliers, des palais pour les Rois, des temples pour lesDieux; tandis que le plus grand nombre des habitans de laterre, errant de déserts en déserts, en proie à toutes lesmisères imaginables, perd la trace des Arts les plus simplesSc même jusqu a la connoiíïànce Sc à l’usage du feu. Tandisque les habitans des plaines fertiles de Sennaar font réunisdans des habitations commodes, le reste des hommes trouveà peine des abris dans les troncs des arbres, ou les cavitésdes rochers , qu ils font souvent dans la nécessité de disputeraux animaux, bien moins à plaindre queux. A peine du glandSc des racines les sustentent, lorsque leurs frères s’engraissentdes dons dune terre fertile : l’excès du besoin est tel quesouvent les hommes se mangent entre eux; de-là ìantro-pophagie, qui n a pu cesser que quand les peuples ont pus assurer leur subsistance par d autres moyens.
II y a lieu de croire qu avant le déluge on connut sartde bâtir , puisque Moïse rapporte à Caïn la fondationd’Énochia, la première ville connue, Sc à Tubalcaïn sartde forger les métaux. Ces connoiíîànces se conservèrentdans la Mésopotamie. On moula Sc son cuisit ïes briquesqui servirent à la construction de la tour de Babel. Lesmêmes matériaux servirent incontestablement à former sen-ceinte de Babylone Sc les maisons de ses habitans, ainsi queles deux autres villes que bâtit Nembrod dans la Chaldée,Sc Ninive avec deux autres villes qu’Astur sonda dans unecontrée peu éloignée de la première *. L art de tailler lapierre doit être à peu-près de même date.
Si nous en croyons les historiens des premiers,, empiresde Babylone Sc d Assyrie, s Architecture y étoit arrivéerapidement à un haut point de perfection. Plusieurs auteursdonnent à Nembrod pour successeur immédiat Ninus;