SUR LES MoNUMENS. p
par tant d’Historiens, qu’il n est pas possible de reconnoîtremême íe lieu où elle fut située.
Ce fut dans ïa même contrée qu’on bâtit depuis'le bourgde Cteíiphon, cjui ne fit par la fuite qu une même villeavec Séleucie ; raison pour laquelle ìes Arabes I appelèrentAîédaïn , & ïes Grecs, Dipolis , comme qui diroit villedouble : Pline dit que cette ville devint la capitale du royaumede Babylone *. C’est près de cette dernière ville qu’on voitencore les restes dun temple dont on a fait honneur àNabuchodonofor ; les Arabes 1 appellent Ay van Esrâ , & ïesTurcs Solyman Pac ou Y arc de Solyman. Cet édifice, bâtide briques jointes avec du bitume, est vaste; feutrée enest tournée vers 1 orient; la porte, au lieu d’être commeïes nôtres, est cintrée à la hauteur même du bâtiment :ce qui lui a fait donner le nom d 'arc.
Les Juifs qui habitent dans ces contrées, superstitieux oufripons, ou plutôt f un <& 1 autre, comme ils íe ion t communé-ment par-tout, montrent aux étrangers, dans les environs dece temple, Ie prétendu tombeau du prophète Daniel & Iesruines supposées de la foíìe aux lions, où il fut jeté parIes ordres de Nabuchodonofor.
On ne connoît de la haute Afie que Perfepolis (b) oùïes rois de Perse avoient un palais magnifique qu Alexandre,
(b) Quelques pierres gravées d une manière large & grande, des têtes duplus beau caractère, que ie voyageur Bruyn a fait destiner d après de très-beauxreliefs originaux qu'il a trouvés fur Ies* ruines de Perfepolis, attestent que Iesarts y ont été cultivés avec Ie plus grand succès.
L austère bienséance qui proscrivent dans ce pays Ies nudités, empêcha IesArtistes d’étudier l’objet Ie plus sublime de sart, Ie destin du nu. On ne s’yattacha qu’au. jet des draperies, sens donner d’idée du nu comme Ies Grecs.
La religion des Perses fut austì très-défavorable à I art ; on y regardoit commeune profanation abominable, de représenter la Divinité fous une forme
C
I. ers ÂGES
DU MON D£.
ASSYRIE.
* Pl'm. I. VI tcap, i 6.
PERSE.