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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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SUR LES MoNUMENS. p

par tant dHistoriens, quil n est pas possible de reconnoîtremême íe lieu elle fut située.

Ce fut dans ïa même contrée quon bâtit depuis'le bourgde Cteíiphon, cjui ne fit par la fuite qu une même villeavec Séleucie ; raison pour laquelle ìes Arabes I appelèrentAîédaïn , & ïes Grecs, Dipolis , comme qui diroit villedouble : Pline dit que cette ville devint la capitale du royaumede Babylone *. Cest près de cette dernière ville quon voitencore les restes dun temple dont on a fait honneur àNabuchodonofor ; les Arabes 1 appellent Ay van Esrâ , & ïesTurcs Solyman Pac ou Y arc de Solyman. Cet édifice, bâtide briques jointes avec du bitume, est vaste; feutrée enest tournée vers 1 orient; la porte, au lieu dêtre commeïes nôtres, est cintrée à la hauteur même du bâtiment :ce qui lui a fait donner le nom d 'arc.

Les Juifs qui habitent dans ces contrées, superstitieux oufripons, ou plutôt f un <& 1 autre, comme ils íe ion t communé-ment par-tout, montrent aux étrangers, dans les environs dece temple, Ie prétendu tombeau du prophète Daniel & Iesruines supposées de la foíìe aux lions, il fut jeté parIes ordres de Nabuchodonofor.

On ne connoît de la haute Afie que Perfepolis (b)ïes rois de Perse avoient un palais magnifique qu Alexandre,

(b) Quelques pierres gravées d une manière large & grande, des têtes duplus beau caractère, que ie voyageur Bruyn a fait destiner d après de très-beauxreliefs originaux qu'il a trouvés fur Ies* ruines de Perfepolis, attestent que Iesarts y ont été cultivés avec Ie plus grand succès.

L austère bienséance qui proscrivent dans ce pays Ies nudités, empêcha IesArtistes détudier lobjet Ie plus sublime de sart, Ie destin du nu. On ne syattacha quau. jet des draperies, sens donner didée du nu comme Ies Grecs.

La religion des Perses fut austì très-défavorable à I art ; on y regardoit commeune profanation abominable, de représenter la Divinité fous une forme

C

I. ers ÂGES

DU MON D£.

ASSYRIE.

* Pl'm. I. VI tcap, i 6.

PERSE.