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fameux consacré à Diane dans la ville d’Ephèfe (h) ; cet
2. me Age édifice qu’on mit au rang des merveilles du monde, fut bâti
fur les dessins de Farchitecte Ctésiphon ; il fut construit dans
grèce. un lieu marécageux pour le mettre à Fabri des secousses
des tremblemens de terre, fréquens dans ces contrées; mais
pour que cette masse énorme ne saffaissât point dans un
terrain fangeux, on dit que l’Architecte, après en avoir fait
creuser les fondemens , y fit mettre du charbon pilé qu’il
*Diog.Laér. fit couvrir de peaux de moutons garnies de leur laine *.I* l’fiS- 1 °3‘ NT r ? c \ r •
p fi vin ^ous ne voyons pas que ceux qui íont venus âpres lui,
ç ap . 14. ànt fait usage de cette ' invention , plus simple & moins
coûteuse que les pilotis. Nous verrons cependant dans le
cours de cet Ouvrage un autre exemple de charbon pilé,
mêlé avec de fargile & mis au fond des fondations d’un
vaste édifice pour lui donner la solidité nécestaire.
Cet édifice avoir quatre cents vingt-cinq pieds de longâ deux cents vingt de large ; les voûtes étoient portéesdans Fintérieur par cent vingt-fept colonnes dont trente-sixétoient ornées de sculptures exquises. Pline dit qu on employadeux cents vingt ans à construire ce fameux édifice; que lesplus habiles artistes de FAsie y furent employés. Hérodotequi en parle avec éloge le met cependant bien au-destousdes ouvrages de 1 Egypte. Sur quoi nous observerons, ouque F Architecture étoit encore, du temps d’Hérodote, fortau-destous de la perfection où elle arriva dans la Grèce , ouque cet Historien fut plus affecté de Fimmensité des fabriquesÉgyptiennes que des proportions de la belle architecture.
(h) Les célèbres Étienne, ces Imprimeurs íi fa vans , nous disent que laville d’Éphèfe sut d abord bâtie dans un enfoncement ; mais qu ayant étésubmergée plusieurs fois, Lysimachus ia fit rebâtir dans un dieu plus élevé, &lui donna le nom d ’Arsmoë, qui étoit celui de fa femme: mais après la mortde !un & de l’autre, cette ville reprit son premier nom.