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sermoient cet espace de trois côtés , qui pouvoit contenircent cinquante mille spectateurs. Les rangs de íìéges quiBordoient cet intervalle, disposés en amphithéâtre, étoientfaits de Briques & de ciment. A l’extrémité de la carrière,ils tournoient pour revenir à leur point de départ. Au centrede ce vaste espace, se tenoient les athlètes qui, après lescourses des chars, se disputoient les prix de la lutte, du celle,du pugilat, qu’ils avoient fous les yeux, munera principioante oculos circoque locabant *; ce cirque fut par ïa fuitedécoré avec la plus grande magnificence (n).
Tant que les Romains eurent à craindre de leurs voisins,ou des Puissances qui les jaíousoient, la jeuneíïè Romainefit son oBjet capital de la gymnastique.; mais quand lesrichesses de la Grèce & de f Asie eurent introduit à Romeïe luxe & la mollesse, les exercices, qui avoient contriBuéà rendre ïes anciens Romains invinciBIes, surent négligéspar leur postérité. Les cirques íe multiplièrent; mais lagymnastique fut abandonnée à des mercénaires ou à desesclaves, & ne devint plus qu’un spectacle souvent ensan-glanté par les comBattans : on porta même le rafinementde la cruauté jusqu a exercer ces vils gladiateurs à mouriravec grâce. Tous les arts concoururent à rendre les cirquesde Flaminien, dans lequel fut placé un oBéìisque dédié auSoleil, & celui de Néron, de la plus grande magnificence.L oBéìisque de soixante -douze pieds de haut, qu’on voitaujourd’hui au Vatican, ornoit ce dernier.
Outre ïes cirques dont nous venons de parler, iï en futconstruit plusieurs autres, où chacun de leurs Auteurs disputade magnificence avec ceux qui les avoient precedes; tels
(n) Pierre Ligorius, Peintre Napolitain, a décrit íe grand Cirque avec laplus grande exactitude.
O
2. me ÂGE
DU MONDE.
ITALIE .
ROME
ancienne.
* Virgilîus,sEneid. V.