SUR LES M O N U M E N S. j 7
remarquables en ce genre, fut celle que ía République érigeaà ía gloire de Caius Duillius, qui íe premier osa combattreïes Carthaginois fur leur élément favori, Sc qui gagna fureux ía première bataille navale que íes Romains aient donnéefur mer. II faut croire que ïes colonnes rostrales du Capitole,â celle, érigée à Ia gloire de Jules César, eurent un motifà peu-près pareil. Quant à celles de Trajan Sc d’Antonin,tout le monde fait combien ïes Empereurs, dont ellesportent le nom Sc ïes titres, méritèrent ía reconnoiíTancedes Romains. On en connoît une érigée à Ia gloire dePublius Maximus, chargé de I approvisionnement de Rome,qui ne peut être encore qu un monument de gratitude enversce Magistrat.
II y en eut deux autres qui méritent d etre citées par Iasingularité de leur objet. La première, placée près du templede Bellone, étoit appelée Index helli ferendi, parce quevraisemblablement on y aífichoit íes déclarations de guerreSc Ies motifs qui déterminoient Ia République à Ies entre-prendre. L autre étoit Ia colonne Laólaria , parce qu on yportoit íes enfans à ía mamelle, Sc dont íes parens nepouvoient pourvoir à leurs besoins. La feule, dont nousignorions le motif, est celle qu’on appela Mœnìa , rapportéepar Mérula dans fa description de Rome ancienne; mais unpeuple sage, qui ne faifoit rien fans raison, Sc íur-tout dansIes temps où le suffrage public ne sut pas forcé, en dutavoir pour déférer cette marque d’honneur.
De dix-sept arcs de triomphe, dont ïe même Mérulafait mention, le plus grand nombre fut consacré par íadu-lation, à des maîtres dont on avoit peu à espérer, maistout à craindre. Ceux qui surent élevés à Drusiis fils deClaude Néron Sc de Livie, depuis femme d’Auguste, au
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2. me AGE
DU MONDE.
ITALIE.
ROME 'ancienne.