2. me ÂGE
DU MONDE.
ITALIE.
ROME
ancienne.
Discours
bienfaisant Titus, au divin Trajan, au grand Constantin,ne surent pas de ce nombre. La gloire de ces illustres per-sonnages ne suivra pas ïe fort de ces monumens périssablesélevés à leur honneur ; elle passera à ïa postérité ïaplus reculée.
L’orgueií, premier sentiment de l’homme, qui íe íìiit autombeau & lui survit en quelque sorte, íè montre encoresur les débris de ces monumens qui, consacrés par leurinstitution au deuil & aux larmes, font devenus des monumensde luxe & d’ostentation. L art épuisa ses resiources dans ceuxd’Auguste, d’Adrien, aujourd’hui ïe château Saint-Ange,celui de Sévère appelé Septijonium Severi à cause dessept rangs de colonnes dont il fut environné, ainsi que lesépulcre pyramidal de Sextius, qui subsiste encore aujourd’huidans tout son entier.
Le Tibre & l’Almo fournissent des eaux à Rome modernecomme ils le saisoient à l’ancienne. On voit encore aujourd’huidans cette ville beaucoup de vestiges des fontaines & desaqueducs de l’ancienne Rome, où les eaux surent distinguéesen religieuses & profanes; les premières étoient spécialementconsacrées aux usages des temples, les autres servoient auxbesoins des citoyens.
Les eaux de l’AImo, les sources appelées Juturna,Petronia & aqua Mercurii , étoient de ïa première classe.L’Almo est une petite rivière qui couïoit près de la porteCapena, ainsi que ïa fontaine aqua Mercurii. L’eau Juturnaétoit destinée spécialement au collège des Vestales, qui n’enpouvoient employer d’autre. La dernière des quatre étoit deïa rivière Petronia qui, ainsi que l’Almo se rendoit dans leTibre, un peu au-dessous de Rome.
, Celles destinées aux usages publics étoient, selon Publius