2. me ÂGE
DU MONDE.
ITALIE.
ROME
ancienne.
yo Discours
Salaria , Nomenîana, Tihurtina, Gabìana , Ardentina,Laurentina, OJlienfìs , Portuenfis , Cornelìa, Prœneflina,Labicana, Camp ana j, Afinaria , partoient des portes deRome, d’où elles prirent leurs noms, ou des pays où ellesconduifoient. Publius Victor en compte fix autres ; mais commeil n en reste aucune trace, on ne fait d où elles partoient, ni oùelles pouvoient conduire. Outre les voies dont nous venons deparler, la voie Flamînia, qui traverfoit la Tufcie & ì’Ombrie,conduiíoit à Rimini, où commençoit la voie ACmìlia quefit faire Lépidus: cette route menoit à Bologne, de-là àAquiìée, & de cette ville aux pieds des Alpes, d’où tournantautour de certains marais, elle conduifoit dans cette partie desGaules que les Romains avoient nommée G allia topât a.Plusieurs autres routes venoient aboutir à celle-là, qui futUne continuation de la voie Flaminia.
Près de Crémone commençoient les. voies Hojlilia &Cojfìa, faites par f un des Censeurs Coífius, ou en 599 dela fondation de Rome, ou en 628; puis la voie Claudia,Lannia , l’FEmilia Scauri. La voie Tufculana étoit unebranche de la voie Campana; celle appelée JVlinìcia étoitune branche de la voie Appia , ainst que celle nomméeDomitiana qui commence à la voie Appienne, Sl conduitjufqu’à Pouzzoli. Cette route est une des plus entières & desmieux conservées de celles dont on trouve encore des restesdans lltalie & dans les Gaules.
Au moyen de ces routes également superbes & solides,par lesquelles les Romains communiquoient facilement avectoutes les provinces de l’Empire, & celles-ci réciproquementavec la capitale, ils portoient dans toutes leurs provinces legoût de la magnificence qui leur étoit propre, ou celles-civenoient le prendre à Rome.
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