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Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
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3. me ÂGE

DU MONDE.

GAULES.

FRANCE

ancienne.

í 40 Discours

ils en trouvèrent. Nous avons déjà vu ce que ces Maîtresdu Monde avoient fait à Neris en Bourbonnois, & l’onfait l’attention qu’ils avoient pour des endroits que la Natureavoit favorisés d’un pareil avantage, qu’ils foutenoient de leurcôté par des bâtimens é utiles, agréables & magnifiques. Lapierre qui porte i’infcription suivante : Orvoni TomonœC. Jatinius Romanus in G. pro Salu-e Cociliœ Fi. F.ex voto , avoit été placée dans une face du donjon def ancien château de Bourbonne, & fe trouve aujourd’huifixée dans ïe mur dune maison particulière. Elle prouveau moins que les Romains connurent les vertus des eauxde cet endroit, & des bains, dont ils firent usage; mais onn’y trouve nuls vestiges des bâtimens de leur fabrique.

L’ancien château dont un incendie consuma les restesen 1717, étoit du septième siècle , & fut construit fousies rois Theodebert & Thierry, selon Aimery & M. de

Valois.

À Plombières & à Luxeuil en Franche - comté, on atrouvé dans les bains, des monumens qui prouvent que ceslieux ont été connus & fréquentés par les Romains.

Après avoir parcouru les principaux monumens dont lesRomains ont embelli les diverses villes des Gaules où ilsont fait un séjour habituel, nous jetterons un coup-d’œiírapide fur ceux du moyen âge, pour nous-rapprocher dusiècle présent, qui en offre d’efpèce égale à ceux qui furentélevés par ces Souverains de la terre, & d’autres d’un genreoù nous les avons surpassés.

Nous avons vu la scène du Monde occupée tour-à-tourpar des peuples différons : les uns presque éphémères,dévorent les productions dune terre, fur laquelle ils neparoiífent que comme ces nuées d’infectes qui consomment

en