SUR LES MûNVMEN S. 141en une nuit la ver Jure & íes fruits, pour diíparoître leíendemain ; tels surent les Goths, íes Vifigoths, íes Huns,íes Vandales, íes Alains, íes Lombards, les Sarafins; bordesbarbares qui se succédèrent à diverses époques dans l’Europe.D autres qui croissent plus lentement, s’assermissent par íalenteur de leur développement, Sc imitent íes forêts immensesqui semblent de même âge que la terre qui íes nourrit; &teís surent lès Francs dont nous sommes íes ensans, nationqui depuis quatorze íiècïes conserve ion rang dans ï’UniversSc tient ïe premier dans l’Europe; nation qu’on a vue fousïe règne de pluíìeurs de ses Rois, étendre ion empire auíîiloin que fa réputation; donner fous Charlemagne des íoixaux Puissances voisines, résister par son propre poids auxplus grands efforts, & malgré le cboc violent des revers,réparer en une année les ravages d’un demi-siècle; maîtriserpar la force de ses armes, les passions funestes aux íàgesconstitutions d un Etat monarchique; devenir ensin la nationla plus éclairée, la plus heureuse, Sc si c’étoit un éloge, laplus redoutable de l’Univers.
Passons d’un vol rapide fur íes trônes des PharamondsSc des Clovis : ï’enfance des Etats, ainsi que celle desHommes, ne fut jamais intéressante; fixons-nous d’abordà ceux de Charlemagne Sc de ses successeurs.
A peine Ies Apôtres des Gaules eurent-ils cimenté íafoi de nos pères, par leurs exemples plus encore que parleurs prédications, que les peuples devinrent pacifiques,humains Sc unis entre eux : Ia loi civile & ía loi divine seprêtèrent mutuellement des secours ; toutes deux d accordjetèrent alors les fondemens inébranlables de 1 empire desLys, Sc le culte de f Eternel devint ïe premier Sc Ie plussacré des ‘devoirs du peuple Gaulois.
N n
3- me ÂGE
DU MONDE*
FRANCE
ancienne.