SUR LES MONUMENS. I 6 k
Au milieu de ces succès, ïe prince Charles de Lorrainepasse íe Rhin, presse Seckendorss, pénètre dans l’AIsaceavec soixante mille Autrichiens, menace la Lorraine. L ex-périence , la sagesse & la valeur du maréchal de Coignyretardent les progrès de Fennemi ; mais des forces supérieuresfont appréhender qu’il ne pénètre dans nos provinces. Levertueux Stanislas fuit un pays quil rend heureux ; maisqu’iì ne peut défendre. À la première nouvelle de cetévènement inattendu, Louis quitte le théâtre de fa gloire *vole à la défense de la Lorraine menacée.
Le maréchal de Noaiííes qui avoit initié son Maîtreaux connoissances du grand art de la guerre, le précède.Le duc d’Harcourt vole de son côté aux gorges de Phaís-bourg. Le rendez-vous des troupes est assigné à Metz;ïe Roi y arrive le j août, ïe 8 il y tombe malade, ctpresque tout-à-coup la maladie prend un caractère terrible.Aux premières nouvelles de son danger on frémit dans lacapitale: bientôt les extrémités du royaume répondent auxaccens de fa douleur. Tout dans la France est dans laconsternation, les larmes & les prières, la crainte & Fespé-rance viennent tour-à-tour accabler & rassurer les peuples;mais Forage se dissipe enfin, ct les jours de Louis paraissentassurés. Le courrier qui apporte à Paris la nouvelle de laconvalescence du Roi, est, pour ainfi dire, étouffé par lescareíìes du peuple. Qu il ejl doux d’être aimé de cette forte,éf quai-je fait pour le mériter, s’écrie Louis attendrijusqu’aux larmes, des transports d’aílégresse de ses sujets !Peuple aimable & sensible, idolâtre de tes maîtres, quelretour ne mérites-tu pas de leur part!
Cependant Noaiííes marche à Fennemi; calculateur profondde toutes les opérations militaires, il ìe force à son approche
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3™ e ÂGE
DU MONDE.
FRANCE
moderne.