SUR LES MONUMEN S. I 65íentement dans les douleurs, fans que fafpect de fa pro-chaine destruction ébranle son courage. Ses feuís regrets enquittant la vie, font de fe séparer pour toujours de sesenfans; mais la mort, en la leur enlevant, îa réunit au cielà son auguste Sc tendre époux , & le même tombeaurenferme ici bas leur dépouille mortelle.
La Famille royale n éprouvé plus que des pertes de cettenature : c’est le íàge, le bienfaisant Stanifías, ce PhilosopheRoi, les délices du pays qu’il gouverne; c’est une pieuseReine qui ne peut survivre à ía perte d’un fils Sc d’un pèredignes de tout son amour. Nos malheurs finiront-iís enfin 5non : la main qui sappefantit fur la Famille royale a fansdoute des crimes a punir fur toute la nation ; des corrupteurspolitiques s’emparent de toutes les avenues du Trône, & enserment l’accès à ïa Vérité Sc aux accens de la douleur despeuples qu’ils écrasent.
Mais ïe bien & le mal ont leurs périodes Sc leurs viciffi-tudes; les générations des Rois Sc des Sujets font comptées:ïe venin de îa mort saisit ïe Monarque Sc circule dans sesveines ; fa faulx glacée fa touché : en cet instant fatal où leprestige cesse, ía Vérité fe présente avec un appareil terrible;les fentimens naturels reprennent toute leur énergie, ïe cridu cœur Sc de la conscience se sait entendre, ía Religionnégligée reprend ses droits.
Le lit du Monarque mourant est entouré de là familleen larmes, des Princes de son Sang, des Ministres de laReligion fur laquelle il s’appuie dans cette crise redoutable.L’intérêt de l’État en défend ì’accès aux Princes fes petits-fils ; mais fi cette puissante raison nécessite ce sacrificedouloureux de leur part, rien ne peut arreter Ieffet de íatendresse des augustes Princeííès pour le Roi leur père;
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3- me ÂGE
DÙ MONDE.
FRANCE
moderne.