Buch 
Discours sur les monumens publics de tous les âges et de tous les peuples connus : suivi d'une description de monument projeté à la gloire de Louis XVI & de la France : terminé par quelques observations sur les principaux monumens modernes de la ville de Paris, & plusieurs projets de décoration & d'utilité publique pour cette capitale / par M. l'abbé de Lubersac
Entstehung
Seite
166
JPEG-Download
 

3- me ÂGE

DU MONDE.

FRANCE

moderne.

1 66 Discours

en vain son amour paternel leur oppose les dangers du veninpuiíïànt fous íequeí ií succombe, leur courage héroïquen’en est point ébranle ; elles bravent la mort qui menacede les envelopper dans la ruine de ce tendre père, & cesaugustes victimes se dévouent généreusement aux soinspénibles de íe soulager & de le consoler, en conservantjusqu’au dernier moment ì’eípoir de le dérober aux atteintesdu trépas.

Des courtisans tremblant des pertes qu’ils redoutent,d’autres sondant des projets fur les révolutions nécessairesqu opère une administration nouvelle ; des oisifs avides denouveautés, quelles quelles puissent être, remplissent ïepalais : ì’inquiétude & l’espoir voîent autour deux, sous cesmagnifiques lambris que les couleurs sombres du deuil vontbientôt obscurcir.

Louis sent les approches de ía mort ; il la voit d’un œilfixe : son ame inaccessible à la crainte, se repose sur lamiséricorde infinie de l’Etre suprême, par qui règnent lesRois. Ií demande avec instance ïe gage íàcré de ía récon-ciliation, & c’est devant lui qu’il fait í’aveu public de sessautes, qu’il en implore ïe pardon, qu’il s’engage à lesréparer, si le Ciel veut lui en accorder ïe temps.

François, peuple sensible, idolâtre de vos maîtres, avecquel attendrissement vous apprîtes les regrets du Monarque& les engagemens qu’il prenoit dans ces terribles momensîLe Ciel les reçoit, mais ií veut qu un autre les remplisse :le décret est porté ; Louis n’est plus I

Son successeur que nous contemplons aujourd’hui sur letrône de ses pères, a senti avant de ïe remplir, que lesvertus ne font utiles que par l’appîication qu’on en fait.Instruit dans le silence du cabinet, des grands principes du